Ahed Tamimi fait la “une” de Vogue

Répandre l'amour de l'islam

C’est une photo de la jeune résistante palestinienne que Vogue Arabia a choisi de mettre en “une” de couverture, en ce mois d’octobre.

” Depuis le 29 juillet, jour de ma libération de prison par Israël, je suis considérée comme un porte-parole de la cause palestinienne, ce qui n’est pas facile, car je n’ai plus d’intimité, et cela fait peser une lourde responsabilité sur mes épaules. Mais je n’ai pas le choix : c’est l’occupation qui me place dans cette position “, confie Ahed dans Vogue.

Elle y décrit ses 8 mois en prison, avec les réveils à 5h30 tous les matins pour compter les prisonnières, puis à 8h pour la fouille des cellules. Pas le droit à des activités extérieures, et interdiction d’organiser des cours collectifs avec les 25 autres détenues, comme elle essaya de le faire. Quant aux visites, 45 minutes tous les 2 mois, derrière une vitre, et seulement pour les membres les plus proches de la famille.

Elle parle des plus de 300 autres enfants qui restent derrière les barreaux des geôles de l’occupant.

De Nurhan Awwad, arrêtée à l’âge de 16 ans et condamnée à 13 ans de prison, accusée d’avoir tenté de tuer un soldat. Elle avait assisté à l’exécution de son cousin, alors qu’ils se promenaient tous les deux. Elle-même a été blessée par l’armée et hospitalisée. Elle a 18 ans actuellement.

La plus jeune détenue palestinienne, Hadia Arainat, a 16 ans, et est emprisonnée depuis 3 ans. Elle aussi est accusée d’avoir voulu tuer un soldat. Elle a été arrêtée sur le chemin de l’école à Jéricho.

” Et je suis moi-même en sursis pendant 5 ans. Ce qui veut dire, qu’ils peuvent m’emprisonner à nouveau à la moindre déclaration que je peux faire et qui ne leur plairait pas.

Je voudrais mener une vie normale, j’aime les vêtements, le maquillage, les glaces, et sortir à Ramallah avec mes copines. J’aimerais aller vivre à St jean D’Acre et me baigner, voir Jérusalem, mais comment pourrais-je être une adolescente “normale” ? Mais deux parents ont fait de la prison. J’ai vu mon père être emmené par l’armée israélienne, alors que j’avais 3 ans. Et mon frère aîné est actuellement en prison aussi.”

” Nous réagissons face à l’occupation et je ne vois aucun signe d’amélioration. Au contraire, les colonies prospèrent, il y a de ce fait davantage de checkpoints. Il n’y aura jamais deux Etats. Nous y avons cru avec les accords d’Oslo, mais voyez le résultat ! Et pourtant, nous voulons vivre dans une Palestine Libre ! ”

Une interview saluée aussi bien par Jewish Voice for Peace que par le Huffington Post, qui a twitté : “Yes Vogue. Yes.”

Mais en Israël, Sacha Rojtman Dratwa, à la tête de “l’Unité de Contre-déligitimation” (une appellation qui ne s’invente pas !) a qualifié l’interview de “nouveau visage de la machine à propagande palestinienne”. Et en matière de propagande, il en connaît un rayon !

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : https://en.vogue.me/fashion/perspectives/ahed-tamimi-palestine-open-letter/

CAPJPO-EuroPalestine

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