brave femme est une rubrique qui met en avant les femmes de toutes confessions, rang social, tirant leurs épingles du jeu dans l’autonomisation de la femme. Lisez leurs impressionnants parcours.

L’entreprenariat, une voie d’indépendance financière et de création d’emploi, reste l’alternative pour palier au problème du chômage. Pour beaucoup de personnes, entreprendre signifie générer de l’argent. Mais est ce que tout entreprenariat est lucratif ? L’expérience de Tchonté Silué Murielle, nous montre qu’entreprendre, c’est aussi faire du social.

Une bibliothèque pour l’éducation des enfants

Tchonté Silué, un nom qui reste connu dans le milieu des réseaux sociaux et du blogging. Agée de 24 ans et professeure d’université, Tchonté Silué a été élue meilleure bloggeuse de Côte d’Ivoire en 2017. Diplômée d’un Bachelor en finance et d’un Master en entrepreneuriat social, elle a su mettre en pratique la formation qu’elle a reçue à travers la création d’une bibliothèque ‘‘ le centre Eulis’’ à Yopougon toit rouge. L’objectif pour elle est de faire découvrir le monde aux jeunes à travers la lecture, les activités et les sorties éducatives. Passionnée de lecture, c’est en 2015-2016, qu’elle met son projet éducatif en place. Avec son salaire de professeure, elle fait l’aménagement du local offert par son père et l’achat de quelques livres. Investie dans le domaine de la littérature, plusieurs personnes ont répondu présent pour garnir la bibliothèque. Contraire- ment à toutes nos braves femmes qui ont fait la une de notre rubrique, le défi à relever pour Tchonté, est d’amener plus d’enfants et de parents à la lecture à travers le centre. ‘‘Au fil du temps on voit qu’on arrive à accrocher beaucoup plus d’enfants, on a pas mal d’enfants qui vien- nent pour lire, s’amuser et participer aux sorties des ateliers avec nous’’, relève-t-elle, une véritable source de motivation pour continuer. Elle tire son énergie et sa motivation dans l’encouragement de son entourage et de personnes sur le net. Mais aussi, le fait d’être passionnée par ce qu’elle fait et la joie des enfants, leur enthousiasme sont des sources pour toujours avancer. Comme bon nombre d’entreprises sociales, la bibliothèque Eulis ne génère pas de profits mais, la créatrice et son équipe s’activent pour que le projet puisse générer du profit, même si le but premier n’est pas le souci financier.

L’entreprenariat pour tous, l’entreprenariat pour la femme

Pour Tchonté Silué, l’entreprenariat ne devrait pas être une question du genre, ‘‘ je suis partisante pour que les gens entreprennent hommes ou femmes’’. L’essentiel reste pour elle, la réalisation de son rêve ou projet à travers sa réalisation. Le plus important nous dit Tchonté est que tout le monde ait les mêmes opportunités pour pouvoir accomplir ce qu’ils ont envie de faire. A travers l’évocation de l’expérience des femmes évoluant dans le domaine du vivriers et de la vente sur les marchés, la bloggeuse soutient que les femmes sont déjà entreprenantes et elle les encourage dans cette lancée. ‘’ C’est bien en fait que la femme puisse entreprendre, les femmes qui en ont envie doivent se lancer, qu’elles ne se disent pas que c’est juste un domaine d’homme’’, soutient Silué. Et pour elle, s’il y’a des femmes qui se disent ‘’j’ai envie de faire, je peux le faire, qu’elles se lancent, cela n’a rien avoir avec le genre’’.

Son conseil aux femmes

Il faut entreprendre dans une passion, mais il y’a des personnes qui investissent dans autre que leur passion et d’autres qui n’ont même pas trouvé leur passion. Le conseil que je peux donner est d’entreprendre dans un domaine où il y’a un besoin pour les autres ou pour soi-même. Il faut se dire que je suis pourvoyeur à ce besoin. Il faut Chercher à combler un besoin remarqué autour de soi sans que cela ne soit énorme.

C’est dommage que dans notre société, on ait des caricatures par rapport à la femme musulmane, encore plus avec le voile. Que tu sois musulmane voilée ou pas, il y’a certaine caricature qu’il faudra ignorer. Il faudrait que les femmes voilées ne se limitent pas en se disant que je suis femme et je dois faire ou ne pas faire telle ou telle chose à cause du genre ou de la religion surtout lorsqu’il s’agit de rêve qu’on doit réaliser. Alors s’il y a un domaine qu’elles ont envie d’intégrer ou d’investir, un rêve qu’elles veulent réaliser qu’elles se lancent, qu’elles fassent ce qu’elles ont envie de faire pourvu que cela respecte les normes de l’islam.

Laisser un commentaire