Chine : la Bible et le Coran retirés des sites de vente en ligne

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Logés à la même enseigne dans une Chine inflexible, voire même de plus en plus hostile à l’égard des religions, qui vient de donner un nouveau tour de vis aux restrictions religieuses, la Bible et le Coran sont désormais introuvables sur les sites chinois de vente en ligne, passés à la trappe de la censure depuis le 30 mars dernier.

La main de fer de Pékin qui, d’ordinaire, s’abat sur les Ouïghours, la minorité musulmane de la province autonome du Xinjiang persécutée dans l’indifférence générale, en criminalisant notamment la lecture du Noble Coran, frappe aujourd’hui la communauté chrétienne, comme le rapporte l’AFP.

Les fidèles Ouïghours pendant un Ramadan sous haute surveillance

Une communauté envahie par l’anxiété devant la disparition inquiétante de son livre sacré sur les principaux sites du e-commerce, tels que Dangdang, le leader en la matière, ou encore Jingdond, et qui redoute fort qu’elle augure de bien sombres présages : l’interdiction pure et simple de la Bible et le retour en force des autodafés.

Difficile, dans un tel contexte, de rester sourd à la folle et terrifiante rumeur qui court, selon laquelle le « Parti communiste chinois prévoit de réécrire la Bible et de remplacer les valeurs chrétiennes de charité et de fraternité par l’idéologie socialiste ».

Mais dans la Chine de Xi Jinping, 64 ans, dont le règne sans partage est dorénavant à vie, qui ne semble avoir foi qu’en sa toute-puissance et sa capacité à bousculer l’échiquier mondial, ce n’est pas le vaste projet de démolition des églises et de la suppression des croix sur les édifices religieux échafaudé dans la province du Zhejiang (province dirigée longtemps par le président chinois en personne), qui est de nature à dissiper les craintes de la communauté chrétienne.

Paradoxe saisissant, c’est au moment même où s’esquisse un rapprochement historique avec le Vatican au sujet de la nomination des évêques, que Pékin redouble d’intolérance envers les chrétiens, réduisant comme peau de chagrin une liberté religieuse déjà passablement mise à mal sur ses vastes étendues.

oumma.com