Côte d’Ivoire: Abou Drahamane Sangaré, fidèle de Laurent Gbagbo, est décédé

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En Côte d’Ivoire, Abou Drahamane Sangaré, président par intérim de la frange dissidente du Front populaire ivoirien (FPI), est décédé dans la matinée de ce samedi 3 novembre, à Abidjan. Ce fidèle de Laurent Gbagbo était entré à l’hôpital dans un état grave, il y a 15 jours. Abou Drahamane Sangaré souffrait d’un cancer. Lui que l’on surnommait parfois le « gardien du temple » incarnait la frange dure du FPI, aujourd’hui dans l’opposition au président Ouattara.

C’est un nouveau coup dur pour le Front populaire ivoirien. Une dizaine de jours après la disparition de l’ex-directeur général du port autonome d’Abidjan, Marcel Gossio, c’est un autre pilier du régime de Laurent Gbagbo qui s’en va.

Celui que l’on surnommait « Le gardien du temple », Abou Drahamane Sangaré était l’historique compagnon de route de Laurent Gbagbo. Une amitié d’un demi-siècle qui a perduré même après la chute et l’incarcération, à la Cour pénale internationale (CPI), de l’ancien chef de l’Etat.

Le cacique du parti d’opposition qui estimait que son mentor était l’otage de la CPI, a pris la tête d’une frange dissidente au sein de la formation politique avec, pour principal objectif, la libération de Laurent Gbagbo avant d’envisager toute reconquête du pouvoir.

Cette faction jusqu’au-boutiste du FPI a d’ailleurs boycotté tous les scrutins électoraux depuis 2011 et ne cesse de s’en prendre à Alassane Ouattara, actuel chef de l’Etat, qu’elle estime autoritaire et anti-démocratique.

Hospitalisé, il y a deux semaines, à l’Hôtel Dieu d’Abidjan, Abou Drahamane Sangaré a rendu l’âme à l’âge de 72 ans. Avec cette disparition, le FPI perd l’une de ses figures les plus respectées et le clan Gbagbo perd un allié de poids qui continuait à mobiliser les militants dans le pays.

RFI