Du gâteau au Placali

Répandre l'amour de l'islam

‘‘ il n’y a pas de sots métiers mais il y a de sots gens’’, cet adage, Kouadio adjoua softaine l’a bien comprise et mise en application. avec une maîtrise en communication en poche, elle exerce aujourd’hui comme vendeuse de ‘‘placali’’ au quartier belle ville. mais avant d’en arriver là, elle nous conte son parcours de femme entreprenante.

tablier sur sa tenue du matin, softaine Kouadio attend que les deux clients installés dégustent leur plat de ‘‘placali’’. aujourd’hui, la journée ne s’annonce pas bonne, une fine pluie est venue colorée cette matinée de vendredi. Mais, cela n’empêche aucunement miss Kouadio à mettre en place son programme de cuisine du lendemain. agée de 32 ans, elle a toujours eu cette passion pour la cuisine. si en 3ème c’était la vente de petits gâteaux, aujourd’hui, elle gère une pâtisserie dénommée ‘‘ MaYa’’. Bachelier de 2005, softaine est ensuite orientée en communication à l’Université de Bouaké puis ensuite transférée à celle de Cocody, où elle obtient sa maîtrise en communication. sa vie d’étudiante en cité l’amène à faire des ‘ ‘ gombos’’ pour arrondir les fins du mois. Vendeuse de jus fait maison à une année de sa vie, elle a été également servante à une autre époque de son parcours de combattant après la crise en 2011, Kouadio est secrétaire/comptable d’une PME de vente en ré- seau. Mais, fort d’une mauvaise gestion, elle se retrouve une fois de plus dans le monde des chômeurs. En quête de travail sans succès, elle ne consent pas à être une simple femme à la maison, nous dit-elle, ‘‘n’ayant pas de boulot on ne pouvait pas rester à ne rien faire, donc je me suis investie à la pâtisserie qui me passionne depuis toute petite’’. La pâtisserie ‘’MaYa’’ est née d’une passion de la cuisine et des gâteaux. Elle a beaucoup hésité avant de s’y investir. Mais, la disponibilité d’un local adapté à la pâtisserie est une aubaine qu’elle saisie tout de suite. Hésitante parce que n’ayant pas de pâtissière professionnelle, Kouadio a vite fait de s’associer à une amie qui s’y connaît dans le domaine. Plus de deux ans que ‘’MaYa’’ est ouverte et notre battante de la semaine se réjouit. Elle ne manque pas de relever les difficultés liées à son entreprise, ‘’aujourd’hui il y’ a beaucoup de pâtisserie en côte d’ivoire, donc en ce moment, le marché est saturé. aussi, il faut dire que mon entourage n’a pas cette habitude de manger les gâteaux, il faut chercher à décentraliser l’entreprise pour pouvoir s’en sortir’’. n’empêche que softaine en veut plus pour raison, elle aimerait voir grandir ‘’MaYa’’, mais d’ici là, elle a ajouté une autre corde à son arc, celle de vendeuse de placali les matins devant la pâtisserie. softaine KoUaDIo s’approvisionne dans le marché de gros de Bouaké avec l’aide de sa mère. sa petite touche est la viande de brousse qu’elle propose les samedis matin. a toutes les femmes, KoUaDIo adjoua softaine ne manque de dire à la fin de notre entretien ‘ ‘je leur dis de ne pas se décourager parce qu’entreprendre en Côte d’Ivoire n’est pas chose facile, mais au bout de l’effort il y’a la récompense c’est dans la persévérance qu’on obtient quelque chose. C’est à nous d’aller chercher les marchés car cela ne tombera pas du ciel. L’avenir ne se construira pas demain c’est maintenant. La semaine prochaine, vous ne devinerez jamais en quel commerce s’est investie notre Brave femme, mais essayez toujours. A mercredi prochain inchallah.