Entre l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, Mohammed Ben Salman a fait son choix

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C’est un peu le cadeau empoisonné : empêtré en pleine affaire Khashoggi, le prince héritier saoudien est en recherche active de soutiens étrangers. Certes, MBS peut compter sur celui de Donald Trump, qui a réaffirmé son soutien aux dirigeants actuels du royaume wahhabite. Mais s’il pouvait, en plus, compter sur les leaders des pays maghrébins, et plus globalement musulmans, Mohammed Ben Salman ne dirait pas non…

Le prince héritier a donc entamé jeudi une tournée à l’étranger. Avec un rendez-vous primordial avec Erdogan. Le président turc s’est posé en héros lors de cette affaire Khashoggi en dévoilant la vérité sur l’assassinat du journaliste saoudien. Après les Emirats arabes unis, allié inconditionnel de Riyad, MBS se rendra donc en Argentine pour rencontrer le président de la Turquie.

En attendant, le prince prend la direction du Maghreb. C’est d’abord en Tunisie qu’il se rendra, puisque le roi est « soucieux de renforcer les relations du royaume aux niveaux régional et international. » Il compte sur « la coopération et les contacts avec les pays frères dans l’ensemble des domaines », indique le cabinet du prince. Puis direction la Mauritanie et l’Algérie.

Dans la liste, le Maroc fait défaut. Et pour cause, selon le très sérieux magazine en ligne Le Desk, qui cite des sources diplomatiques, MBS n’a pas prévu d’escale à Rabat. Il faut dire que depuis le début de la crise du Golfe à l’été 2017, le Maroc n’a pas voulu apporter de soutien inconditionnel à l’Arabie saoudite. En avril dernier, le roi Mohammed VI a retiré ses avions F16 de la coalition saoudienne au Yémen. De quoi refroidir le prince héritier en recherche de soutiens prêts à le soutenir contre quelques juteux contrats.

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