La “business woman” au gros sac

Répandre l'amour de l'islam

La ‘‘business woman’’ au gros sac

opter pour une indépendance financière n’est pas toujours aisé. mais, faire le choix de travailler pour soi demande beaucoup de courage et d’endurance. c’est tout l’exemple de notre femme entreprenante de cette semaine. Après des années à faire le commerce pour les autres, elle finit par décider d’en faire pour elle. Lisons le parcours d’ouattara mawa.

La trentaine révolue, OUATTARA Mawa est présente à la mosquée d’Aghein chaque vendredi. Elle fait la prière de djouman dans ladite mosquée mais, en plus de l’adora- tion, Mawa profite pour présenter ses marchandises. Cette commerçante ambulante porte avec elle un gros sac chaque vendredi. ‘’ Je vais faire comment ? C’est fati- guant…Mais cela me permet d’être indépendante’’ avoue-t-elle, lorsqu’une cliente ne manque pas de lui poser la question sur le poids de son colis. Un sac constitué de voiles, pagnes, robes, bonnets et bien d’autres articles pour les femmes. La ‘’business woman” nous confie qu’elle exerce dans le commerce, il y’a de cela 20 ans mais, ‘’ je vendais toujours pour les autres, il y’a deux ans, j’ai décidé de faire mon commerce”. Et elle remercie Dieu parce qu’elle s’en sort nous dit-elle. Néanmoins, elle a dû faire face à un premier échec lorsqu’elle a ouvert son premier magasin, pour finalement opter pour le porte à porte ou de bureau en bureau. En plus de cette stratégie de vente, elle promeut ses articles à travers un groupe whatsApp qu’elle a créé. Ne demandez pas à Mawa les désignations des articles qu’elle vend sinon elle vous répondra ‘’ je vends tout ce qui me tombe sous la main et les articles qui sont commandés. Je ne me limite pas à une seule marchandise” nous explique-t-elle en riant. À travers son groupe WhatsApp, elle reste ouverte à toutes les commandes quitte à aller chercher l’article sur le marché. également, elle s’en tient aux tendances du marché. Mawa renchérit en disant ‘’ je dois faire des achats, vu que nous sommes en pleine rentrée scolaire”. Les nombreux voyages qu’elle effectue ne sont pas sans difficultés, elle nous explique que ‘’ je fais les voyages sur le Bénin, le Ghana, le Nigéria et j’ai souvent des difficultés avec les douaniers. Ils peuvent bloquer les marchandises de 200 000 francs et te de- mander 100 000 francs, c’est un véritable problème.’’ Mais la brave Mawa ne démord pas, car elle n’envisage pas de s’arrêter en si bon chemin. Mon grand rêve aujourd’hui est d’aller dans d’autres pays comme la Chine, Dubaï’’ avant d’ajouter un grand ‘’ in- challah’’. Son conseil à toutes nos lectrices de BRAVE FEMME ‘’ je demande aux femmes de ne pas rester à ne rien faire. Il faut qu’elles sortent se battre pour être indé- pendantes. C’est vrai que les parents et le mari doivent prendre soin de nous, mais la femme ne peut pas toujours tendre la main. Si ton mari te donne Dieu merci sinon, tu peux t’occuper de toi-même et ta famille. Donc femme, battons-nous”. Nous regardons Mawa s’éloigner avec son gros colis à la main. À la semaine prochaine pour une autre rencontre, inchallah.

SIDIBE Ramatou, Journaliste à Islam info