La déforestation en Côte d’Ivoire prend des proportions alarmantes

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Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Chers compatriotes ivoiriens.

Nous élevons de nouveau la voix pour alerter l’opinion nationale et internationale sur une crise liée à l’écologie, qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire, après les précédentes crises sociopolitiques.

En effet, les 231 forêts classées, les 8 parcs nationaux, les 30 réserves naturelles et les 15 réserves botaniques, mis à part, avant les indépendances et enregistrées pour la plupart au patrimoine mondiale de l’Unesco et à la Convention Ramsar, sont prises d’assaut, comme le fait un prédateur qui achève sa victime fragilisée, par des agriculteurs et des orpailleurs clandestins.

Nous l’avons déjà annoncé. Les fléaux liés à l’écologie les plus en vue que nous développons en Côte d’ivoire sont la déforestation, la destruction du sol, la pollution des eaux, l’émission des gaz nocifs, pour ne citer que ceux-là. Tout le monde le sait.
Les forêts de Côte d’Ivoire disparaissent à un rythme alarmant.
La Côte d’Ivoire qui était verte au départ est devenue à coups d’humeurs mercantiles un pays de savane, sans que des mesures appropriées ne soient prises. Aujourd’hui, les forêts naturelles primaires ne représentent plus qu’un demi-million d’hectares et les parcs naturels existants sont menacés par une occupation massive clandestine, un abattage illégal de bois et une agriculture extensive. Toute chose qui annonce une insécurité foncière menaçant nos communautés rurales. Il est bon de le souligner, la perte du couvert forestier s’est accentuée depuis les crises successives en Côte d’Ivoire. L’occupation illégale des réserves forestières par les paysans allogènes, allochtones et autochtones, à la recherche de terres arables a conduit à la destruction de plusieurs milliers d’hectares de forêt, sur toute l’étendue du territoire. Rien n’est épargné.

Le fait est que, les différents comportements desdites populations observés, nous montrent également que le manque de clarté juridique autour des droits à la propriété foncière en Côte d’Ivoire provoque continuellement une dégradation rapide des ressources naturelles. Face à cette situation qui perdure, il est bon de mettre en évidence la problématique des fléaux liés à l’écologie et à l’occupation des terres urbaines et rurales en Côte d’Ivoire.

Chers Compatriotes, ce sont plus de 2 millions d’agriculteurs et orpailleurs répertoriés dans exactement 1500 campements au cour des aires protégées du patrimoine forestier de Côte d’Ivoire.
Alors que, partout dans le monde entier, il est question de lutte contre le réchauffement climatique, de protection et de sauvegarde des écosystèmes de type forestier avec leur biodiversité. Alors que, derrière chaque herbe, il y a une horde d’insectes qui luttent pour survivre. Alors que, derrière chaque arbre, il y a des hommes qui luttent pour subsister, en Côte d’Ivoire, les arbres, les arbustes, les herbes et les sols sont ravagés au nom de la cacaoculture et du gain rapide.
Des orpailleurs, parallèlement, retournent les entrailles de la terre ivoirienne, à la recherche des minerais rares et de leurs composés.
Il est bon de retenir que nous avons observé que la transhumance vers les forêts classées est la cause principale de la déforestation massive en Côte d’Ivoire.

Chers compatriotes ivoiriens, notre gouvernement est débordé, dépassé voire démissionnaire face à cette transhumance.
Illégitimement les forêts sont envahies. Illégitimement elles sont dévastées et pas remplacées. Le cas le plus dangereux de l’occupation des forêts classées reste celui de la forêt du Banco, au cour de la ville d’Abidjan. Nous avons constaté une hyperactivité économique et immobilière à ses périphéries.

Ivoiriennes, ivoiriens. Initialement, la forêt primaire du Banco avait une superficie de 30 km2 soit 3474 hectares. A ce jour, avec l’activité humaine très présente, le parc national du Banco est à moins de 12 km2.
Le gouvernement ivoirien, les municipalités et leurs populations ont oublié et même négligé le rôle capital de réservoir hydraulique de cette forêt protégée qui permet d’alimenter en eau potable toute la ville d’Abidjan.
Comme si l’emprise des capitalistes sur la zone du Banco ne suffisait pas, le conseil des ministres de la semaine du 27 mai dernier a pris un décret portant modification des limites du parc national du Banco, dans le sens de la réduction.

Chers compatriotes ivoiriens, le gouvernement ivoirien vient de donner au CCJD, parti écologiste en Côte d’Ivoire, l’opportunité de contribuer à la reconstitution et à la sauvegarde du patrimoine forestier national. C’est pourquoi nous invitons tous les chefs de terres et les chefs des familles dans le monde rural à prendre attache avec nous dans l’urgence , au 225 09973374 et au 225 40023330 pour bénéficier d’une pépinière forestière de sorte à voir, d’ici deux ans, jaillir de leurs champs des acajou, des framiré, des samba, des iroko, des makoré et autres essences qui ont disparu du couvert forestier ivoirien.
La réalisation des réserves forestières nationales est désormais nous fera courir. C’est notre challenge.
C’est pour cela que nous voulons responsabiliser tous les chefs de terres et les chefs de famille, qui devront dans l’absolu, s’engager dans la révolution écologiste du CCJD pour réparer, ensemble, le couvert forestier gravement endommagé.

Ivoiriennes mes sours, ivoiriens mes frères. Apres l’analyse profonde de la situation, il apparait clairement que la restauration de la cohésion de la nation ivoirienne passe inexorablement par la protection et le respect du patrimoine forestier de notre pays, la Côte d’Ivoire.

En Côte d’Ivoire, l’on nous a longtemps présenté des avatars dans le jeu politique, qui, au lieu de penser autrement l’Ecole ivoirienne, penser autrement le droit à la propriété foncière et le droit à la nationalité ivoirienne, ont pour programme de gouvernance, saupoudrer au quotidien les ivoiriens de pensées sans fondements et diverses oppressions.
C’est pour cela, et dès à présent, nous ne voulons plus perdre notre temps à accompagner tous ses avatars politiques ivoiriens car nous même avons une responsabilité ancestrale à dérouler. Oui, nous ne voulons plus légitimer ce type d’idéologie qui ronge les consciences.
Voilà la raison pour laquelle, nous aspirons exploiter les nouveaux jalons politiques que les circonstances nous offrent pour penser véritablement notre Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire paisible et prospère.

Chers compatriotes, le CCJD revendique dès lors et fondamentalement une transition, mais une transition politique vers une société ivoirienne plus écologiste qui met au centre de son organisation, la vie humaine, parce que convaincu qu’on ne peut pas bâtir sur une fourmilière.

Chers compatriotes ivoiriens. Nous pouvons bien vivre en Côte d’Ivoire en travaillant sérieusement à la reconstitution du couvert forestier. Plusieurs pays émergents l’ont décidé, l’ont mis en ouvre et l’ont réussi. Nous pouvons y arriver.
C’est pourquoi, doté de ce rôle ancestral de protection des acquis naturels, nous voulons sceller un pacte positif avec les populations ivoiriennes à travers la signature du Livre Vert de la Révolution écologiste du CCJD et l’organisation de la fête de la forêt ivoirienne que nous venons ainsi d’instituer.

Tout ce qui précède pour dire qu’en réalité, le social et l’écologie ont foutu le camp des esprits. C’est pourquoi, nous voulons nous engager fermement et solennellement à travailler au bien-être et au mieux-être du peuple de Côte d’ivoire. C’est aussi pour cela que nous vous invitons ivoiriennes et ivoiriens à croire en notre politique écologiste qui consiste à mettre les populations ivoiriennes au travail, en acteurs de cohésion en vue de préserver et sauvegarder le patrimoine naturel de notre pays, la Côte d’Ivoire.

Vive le CCJD

Vive la forêt ivoirienne

Je vous remercie

Antoinette KOUKOUGNON-NOGBOU
Présidente du CCJD

ABIDJAN.NET