La première demande de mise en liberté de Tariq Ramadan rejetée

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« Invraisemblable ». C’est un avocat indigné qui a commenté, auprès de l’AFP, le rejet de la première demande de mise en liberté de son client, Tariq Ramadan, par le juge des libertés et de la détention.

« Nous avons été notifiés aujourd’hui et j’ai immédiatement interjeté appel », a annoncé Me Emmanuel Marsigny, après avoir été avisé, vendredi dernier, du refus de la justice d’accéder à sa requête et de placer l’islamologue suisse sous contrôle judiciaire, à l’issue de trois mois d’incarcération.

« Le parquet, le magistrat instructeur et le JLD refusent de prendre en compte les éléments à décharge », a-t-il dénoncé, en soulignant « les mensonges des accusatrices » et des incohérences dans leur récit respectif des faits. « Cette décision traduit le manque d’objectivité et d’impartialité de l’ensemble de la chaîne pénale – policiers et magistrats – impliquée dans cette affaire », a-t-il encore asséné, avertissant : « Je m’apprête d’ailleurs à demander le dessaisissement du service enquêteur ».

« On nous dit avec force gesticulations que nos clientes se contredisent et mentent, alors pourquoi les juges jugent-ils ainsi ? Sont-ils aussi manipulés ? Cette défense façon théorie du complot n’est pas digne face à la vérité du dossier », contre-attaque Me Eric Morain, l’avocat de la deuxième plaignante, désormais connue sous le pseudo Christelle.

Si Me Marsigny insiste sur le fait que la relation que Tariq Ramadan reconnaît avoir entretenue avec la troisième plaignante, Mounia Rabbouj, alias Marie, « n’est pas celle qu’elle a décrite », il s’abstient toutefois d’en dire plus, dans la perspective de l’audition de son client par les magistrats instructeurs, le 5 juin prochain.

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