la scolarisation de la jeune fille, son quotidien combat

Répandre l'amour de l'islam

Il n’y a pas de réussite sans histoire et il n’y a pas d’histoire sans épreuves et difficultés. L’histoire de Korotoum Coulibaly dite Oum Khoulthoum, est un témoignage et une concrétisation de l’adage qui dit ‘‘ au bout de l’effort se trouve la récompense. Suivons son parcours à travers son récit.

Tout le monde la connaît sous le nom de Oum Khoulthoum dans le milieu des pré- dicatrices. Ses connaissances en religion, elle le doit à son père qui s’est donné pour mission d’inculquer une éducation religieuse à celle là qui est l’aînée de sa famille. Oum Khoulthoum est éloignée de ses parents vivant à M’Bayakro pour suivre les cours à l’école Dar Hadith à Bouaké. Une formation qui renforcée par les cours particulier de son père qui a lui même longtemps vécu dans les pays arabophones. Après le mariage, Korotoum Coulibaly se voit une fois de plus abandonnée ses parents pour rejoindre son mari à Azaguié. Une aventure commence pour elle dans cette petite localité sans électricité. Malgré la distance et avec l’aide de son mari, elle n’abandonne pas ses études comme l’a exigé son père avant le mariage. Elle est obligée de se rendre sur Abidjan pour prendre des cours plusieurs fois dans la semaine. Le parcours impressionnant de la prédicatrice commence par un constat, parce que dit-on l’opportunité se crée à partir d’un besoin inexistant. Et celui de notre brave femme est né du souci d’encadrer des enfants. ‘’ J’ai remarqué que les enfants du village n’avaient pas d’activité dans la journée. Ils passaient leur temps à courir dans la broussaille, et moi j’avais peur pour eux à cause des reptiles pouvant s’y trouver’’ raconte Oum Koulthoum. Cette idée, elle arrive à la mettre en place avec l’appui de son mari qui, dit-elle, n’a pas manqué de lui apporter soutient moral, financier et matériel. Après huit ans à enseigner ces enfants, à seulement 200 francs par mois, elle se retrouve avec plus de trois classes à elle toute seule. C’est avec dextérité et en mettant à contribution ses premiers élèves enseignés qu’elle arrive à mener à bien la mission qu’elle s’est assignée. C’est à cause d’une maladie pendant la grossesse que l’enseignante est obligée de mettre fin à son passe-temps favoris et cela après 8 ans. Mais, c’est sans compter sur la détermination de notre Mouhalimatou !!! qui dit ‘‘j’aime tellement enseigner, donner de mon savoir que j’ai entrepris un autre projet de formation après un autre constat’’. Ce deuxième projet qui va être son leitmotiv est l’encadrement par la scolarisation des jeunes filles. ‘‘Les jeunes adolescentes étaient délaissées à elles-mêmes. Beaucoup d’entre elles ne fréquentaient pas les écoles et erraient surtout tard dans la nuit et elles ignoraient beaucoup de la religion’’, explique Oum Koulthoum qui une fois de plus est soutenue par son mari. C’est près de 75 filles qui ont été encadrées par cette dame éprise d’éducation de la jeune fille. Et sa plus grande joie nous ditelle, est ‘‘qu’aucune de ces filles que j’ai encadrées n’a pris de grossesse avant le mariage’’ mais également, ‘’ Et beaucoup de jeunes filles ont adopté le voile et continuent de le porter’’. Une fois de retour sur Abidjan avec sa famille, notre brave femme continue ce qui est sa passion avec le peu de moyens dont elle dispose, c’est à dire à même le sol et à ciel ouvert. Mais des personnes de bonne volonté ne cessent de faire des dons pour la bonne cause. Malgré les difficultés financières à mettre sur place un institut de jeune fille, Korotoum Coulibaly, a transformé une partie de son domicile en école confessionnelle, ouvert à tous à la demande des parents. Mais, elle a encore en chantier son institut dédié aux jeunes filles. Pour conseils, la prédicatrice invite à la tolérance, la pitié et l’amour dans le mariage, parce que pour elle, ni l’argent, ni le statut social de l’homme ne peut être source de bonheur.

Sidibé Ramatou Cel: 08 65 34 62