la soif de connaissance, une valeur islamique

Répandre l'amour de l'islam

« La recherche de connaissance est obligatoire pour tout musulman et musulmane du berceau à la tombe », a dit le Prophète Mouhammed (Paix et Salut de Dieu soient sur lui). A travers cet enseignement, le bien- Aimé d’Al- lah exhorte la communauté musulmane à la recherche de la connaissance sans toutefois faire de précisions sur le genre de connaissance. Notre religion donne une grande importance à la science, Allah, exalté soit-Il, dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence.

Lis ! Ton Seigneur est le Très noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » (Coran 96/1-5). Ces versets clairs se présentent comme une exhortation pour chaque membre de la communauté de lire et d’apprendre toute science qui pourrait lui être profitable, ou profitable à autrui, dans sa religion ou dans sa vie d’ici-bas. Cet ordre a été accompagné d’une autre preuve divine montrant que les oulémas (savants musulmans) ont une haute position dans l’Islam, cela est rappelé à de nombreuses reprises dans le Noble Coran : « Allah atteste, et aussi les anges et les doués de science, qu’il n’y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divi- nité à part Lui, le Puissant, le Sage ! » (Coran3/18);ouencore:«Dis:« Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » (Coran 39/9) ; ou bien : « Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir » (Coran 58/11).

Ces versets indiquent de manière évi- dente que ceux qui attestent de l’unicité absolue d’Allah, exalté soit-Il, sont Allah lui-même, Ses anges ainsi que ceux qui sont doués de science. Il y a là la preuve claire que les oulémas se dis- tinguent de ceux qui ne savent pas grâce à leur science, leurs connaissances et leur compréhension.

Le Prophète (psl) a dit : « Allah et Ses anges ainsi que les habitants des cieux et de la terre et même la fourmi dans sa fourmilière et le poisson au fin fond de la mer prient pour ceux qui ensei- gnent le bien aux gens » (Tirmidhî) ; ou : « Celui à qui Allah veut du bien, Il lui apprend sa religion » (Boukhari) ; ou : « Celui qui suit une voie sur la- quelle il recherche une science, alors Allah l’aidera à marcher sur la voie qui mène au Paradis » (Mouslim).

Ces bienfaits et mérites ne concernent pas seulement l’apprentissage des sciences religieuses. Lesquelles sont les premières sciences que se doit d’ap- prendre chaque musulman afin de connaître sa religion. Mais, ils s’éten- dent également à toutes les sciences qui peuvent être profitables au musulman dans sa vie quotidienne, tant que celles- ci ne rentrent pas en contradiction avec les buts de la Charia. Les sciences pro- fanes sont nécessaires pour le dévelop- pement de la vie des musulmans ; Allah, exalté soit-Il, dit : « De la terre Il vous a créés, et Il vous l’a fait peupler (et exploiter) » (Coran 11/61) ; ou en- core : « Puis quand la prière est ache- vée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d’Allah » (Coran 62/10). Le Prophète (PSl) a dit à propos de la pollinisation des dattiers : « Vous êtes les plus à même de vous occuper de vos affaires mondaines ».

Bâtir sur la terre ne peut se faire que grâce à la maîtrise et au développement des sciences ayant trait à l’industrie, l’agriculture, l’économie ou encore le commerce ainsi que grâce à l’investis- sement économique dans les moyens modernes pouvant servir l’Islam et la communauté. Alors, comme on le dit « il n’y a pas d’âge pour apprendre ». Seule la connaissance nous épargnera les velléités d’égarement de la part de Chaytan.

À la semaine prochaine!