L’adoption est-elle permise en Islam ?

Répandre l'amour de l'islam

Bema Traoré

Salam si l’adoption porte atteinte à la filiation de l’enfant, en ce sens que ce dernier est considéré comme étant un membre à part entière de la famille (c’est à dire qu’on attribue à son père adoptif sa paternité; on agit à son égard comme s’il était lié aux membres de la famille par des liens de sang; on lui reconnaît, à l’instar d’un enfant naturel, une part de l’héritage…), alors cela est strictement interdit en Islam. C’est pour condamner cette forme d’adoption, qui était très répandue dans le monde, et plus particulièrement en Arabie avant l’avènement de l’Islam, que ces versets du Coran ont été révélés: « Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction. Appelez-les du nom de leurs pères : C’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. »

Konaté Aicha

L’adoption, comme le fait de prendre, recueillir un ou plusieurs enfants sous sa protection, son éducation et son soutien, un recours indispensable de certain! Car Dieu dans sa miséricorde a béni certains avec des enfants et a privé d’autres de cet infinie bonheur, alors pour s’offrir le luxe d’en avoir, l’on fait souvent recours à l’adoption. Elle est permise mais les enfants adoptés n’ont pas droit aux biens (matériels financières) en cas de décès du tuteur.

Bamba Moussa

L’Islam encourage à s’occuper des enfants, des orphelins et des sans-abris… L’adoption peut en être un moyen efficace. Toutefois il faut veiller à ne pas établir de filiation parentale directe entre l’enfant adopté et la famille qui l’adopte. C’est ce seul paramètre que l’Islam défend. Cela est de notoriété publique à travers l’histoire de Zaid Ibn Haritha avec le Prophète (psl).

Méité Abdoul-rahmane

Salam, le fait pour quelqu’un de faire remonter sa généalogie à un autre que son père compte parmi les péchés majeurs (« Al Kabâïr ») en Islam. Le Prophète Mouhammad (psl) dit au sujet de ce genre de personne: « Quiconque prétend avoir un autre père que le sien, en connaissance de cause, s’interdit l’accès au paradis. »