Le droit à l’éducation, une chance pour tous

A ce jour, les enfants qui fréquentent les structures islamiques d’éducation(SIE) sont considérés comme des enfants en dehors de l’école, parce qu’ils n’y acquièrent pas le socle commun de connaissances, de compétences et de culture indispensable à leur insertion socioéconomique et culturel en Côte d’Ivoire. En vue de mieux comprendre la situation de ces enfants, l’équipe technique en charge de l’élaboration de la stratégie nationale d’intégration des enfants des SIE dans le système éducatif formel a procédé aux consultations des parties prenantes dans les régions et à une analyse causale de ce problème d’équité sociale. Les résultats de ces moments de réflexion inclusives montrent clairement que le processus d’intégration, bien que visant à offrir une chance aux enfants de jouir de leur droit à l’éducation, est exposé à des risques pour tenir compte entre autres de la laïcité de l’Etat, de la tolérance religieuse ainsi que l’équité en matière d’offre éducative et de renforcement de la cohésion sociale.

C’est pourquoi afin d’identifier et de prendre en compte les goulots que pourraient mettre à mal l’intégration des enfants des structures islamiques d’éducation dans le système formel, l’équipe technique envisage une analyse des risques impliquant toutes les parties prenantes au processus. Pour ce faire, récemment s’est tenue à la résidence hôtelière Limanya de la Riviera Golf une rencontre qui a réuni durant quatre jours leaders religieux musulmans et non musulmans, chefs traditionnels , chefs de communautés étrangères, femmes , jeunes , enseignants des SIE, directeurs centraux des ministères concernés, des organisations islamiques d’éducation. L’initiative était du ressort du ministère ivoirien de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de l’enseignement professionnel, deux partenaires au développement l’Union Européenne (UE) et le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).Ses différents acteurs ont réfléchi sur cette motivation de l’intégration des structures islamiques dans le système éducatif officiel de la Côte d’Ivoire.

Les participants ont été répartis en groupes de session et animés par deux facilitateurs expérimentés dans la facilitation d’analyse participative des risques à savoir Messieurs Illiassou Adamou consultant-formateur international spécialiste des méthodes d’analyses de formation et de conception participative venu du Niger. Et Philippe Humeau directeur associé de Quale, spécialiste de l’animation d’ateliers participative d’analyse, de formation et de réflexion stratégique. Le Ministère de l’Education Nationale représenté par M.Biagné Joseph coordonnateur National programme éducation Côte d’Ivoire-UNICEF. Au cours de la rencontre il est ressorti que s’engager dans le processus est moins risqué que si on ne s’engage pas du tout. Donc en conclusion il faut s’engager. Aux dires de M.Biagné quatre types d’école se présentent : l’école coranique traditionnelle, l’école medersa, l’école francoarabe et enfin l’école confessionnelle islamique. C’est de faire en sorte qu’il ait que l’école confessionnelle islamique avec les deux programmes, le programme officiel et le programme des écoles confessionnelles selon son mode de fonctionnement afin que tous bénéficient des mêmes chances, des mêmes avantages, une école pour tous. On a dénombré à ce jour 2781 écoles confessionnelles.

Koné Sékou Ismaël, Journaliste. Konesekouismael @yahoo.fr

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