nos enfants, nos victimes

Allah dit dans le verset 66 de la sourate taharim(06) : « Ô vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres », «L’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau », renchérit le Prophète Mohamed (Paix et Salut de Dieu sur lui). Plus que jamais les musulmans du monde entier sont interpelés par le Maitre et Créateur de l’Univers sur la responsabilité parentale dans la cellule familiale. Aujourd’hui le constat est amer. Les parents ou chefs de famille semble oublier leur première tâche qu’est l’éducation au mépris de cette mise en garde de Dieu. La recherche du pain quotidien est devenue la principale préoccupation et la citadelle des parents. Dès le premier chant du coq, hommes et femmes au foyer désertent la maison laissant leurs progénitures dans une solitude libertine. C’est dans cette situation que l’enfant est livré à toutes sortes de vices que sont les produits d’une éducation manquée où le petit écran té- léviseur, les amis et l’entourage deviennent les seuls repères. Tous ont été témoins ou acteurs de cette insouciance à l’égard des ces ‘‘petits anges’’ qui pourtant représentent l’avenir, car futurs responsables de l’éducation. Du côté de la communauté musulmane en Côte d’Ivoire, la plaie est encore béante et plus profonde. Les enfants issus des familles musulmanes sont les victimes de cette trahison des parents. Dans les rues, les gares routières, les maisons closes, ce sont les noms à consonance islamique qu’on entend. Pire encore, selon une enquête menée par un journaliste d’Islam info en 2014 sur les microbes, il est ressorti que plus de 90% de dé- linquants juvéniles sont tous issus de famille musulmane. Un déshonneur pour la communauté du Prophète Mohammad (Saw) pourtant est censé donner la meilleure éducation aux enfants. Au lieu d’être des modèles dans la société, certaines familles musulmanes semblent être des lieux de perversion de la petite enfance compromettant ainsi l’avenir de plusieurs gé- nérations. La négligence des parents face à des enfants desemparés.et l’individualisme sont autant de facteurs de la décadence vertigineuse de la société à travers la perte des valeurs cardinales de la moralité. Egoïsme ou insouciance ? En tout cas si le film brésilien ‘‘la cité de Dieu’’ a servi de repère chez certains gamins au point de susciter la naissance du ‘‘phénomène des microbes’’, nous disons haut et fort que les parents ont démissionné de leur rôle d’éducateur. Car la nature ayant horreur du vide, c’est la télévision qui s’est arrogée cette tâche. Tout parent doit savoir que l’éducation est le droit le plus absolu d’un enfant. Le priver de ce droit indisputable serait commettre un crime. Alors, que feront-nous de l’héritage que nous a laissé notre cher Prophète ? Quel sera l’avenir de notre nation ?