Près de 85% des migrants ivoiriens avaient un emploi rémunéré avant leur départ de la Côte d’Ivoire

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Près de 85% des migrants ivoiriens en situation irrégulière recensés de mai 2017 à mai 2018, avaient un emploi rémunéré en Côte d’Ivoire avec pour la plupart un revenu mensuel d’au moins 100.000 FCFA avant leur départ, a révélé vendredi à Abidjan, Marina Schramm, le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Côte d’Ivoire.

« 3 302 migrants ivoiriens en situation de détresse ont été rapatriés volontairement en Côte d’Ivoire sur la même période grâce à l’OIM, à l’UE et au gouvernement ivoirien », a-t-elle ajouté dans la présentation d’un rapport de son organisation intitulé « profilage des migrants ivoiriens ».

Mme Schramm s’exprimait lors d’une conférence de presse co-animée avec Alassane Diamouténé Zié, Issiaka Konaté et Marie Molinié, respectivement, directeur de cabinet du ministre ivoirien de l’intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur, directeur général des ivoiriens de l’extérieur et représentante de l’Union européenne, pour dresser un bilan annuel du projet « initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants en Côte d’Ivoire qui s’élève à plus d’un milliard FCFA .

Poursuivant les révélations du rapport de l’OIM sur les migrants ivoiriens recensés pendant la période sus-indiquée, elle a entre autres, fait savoir que l’âge moyen de ceux-ci, est compris entre 18 et 30 ans, 70% sont alphabétisés, 75% sont célibataires, 70% résidaient à Abidjan avant leur départ avec 75% d’hommes et 25% de femmes.

Elle a, par ailleurs, expliqué que « souvent les jeunes dépensent jusqu’à deux millions FCFA pour partir de la Côte d’Ivoire. Or la situation du pays n’est pas si mauvaise ».

Avant elle, Alassane Diamouténé Zié, directeur de cabinet du ministre ivoirien de l’intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur, a passé en revue les actions menées par les autorités ivoiriennes pour réduire les migrations irrégulières (rapatriement volontaire d’ivoiriens en détresse, missions de sensibilisation, réintégration des migrants…).

M. Diamouténé a également annoncé la signature prochaine d’un « protocole d’entente » entre la Côte d’Ivoire et l’UE sur la question des migrants ivoiriens. « Ce protocole est à 99% prêt puisque les deux parties ont donné leur accord », a-t-il indiqué, assurant de l’engagement des autorités ivoiriennes à soutenir les migrants ivoiriens « en détresse» partout dans le monde.

Depuis près de deux ans, le gouvernement ivoirien, de concert avec ses partenaires internationaux, contribue à la protection et à la réintégration des migrants ivoiriens à travers le monde.

APA

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