UNE MAMAN INFATIGABLE

Répandre l'amour de l'islam

l’entreprenariat est au pic de son application dans notre société d’aujourd’hui. s’il est récent dans la culture ivoirienne en générale, bien d’exemple de nos mamans démontrent bel et bien que l’entreprenariat existe il y’a fort longtemps. l’exemple de cette maman diallo aminata épse sidibé, en est un parmi tant d’autres. vivons à travers ces lignes son parcours de brave femme.

Il est 5 heures, lorsqu’une silhouette se faufile dans la pénombre du lever du jour. Grand-voile sur la tête, Diallo Aminata se dépêche de se rendre à son point de rendez pour emprunter son mini car à destination de koffikro. Ce voyage, la dame de 56 ans le fait chaque mercredi depuis plus de 5 ans. Mère de 6 enfants et grand-mère de plus de 10 petits enfants, Aminata appelé communément ‘‘N’nan’’ fait le commerce de l’huile de palme connu sous le vocable d’huile rouge. N’nan nous confie être dans la vente il y’a plus de 30 ans. Mariée très jeune et n’ayant fait que l’école coranique, elle a appris à ces dépends que l’homme ne pouvait pas tout faire pour sa femme et ses enfants. Malgré le refus de son époux, elle ne voyait d’autres alternatives que de trouver une activité lucrative afin de mettre la marmite au feu et scolariser les enfants. Elle commence avec la vente des produits vivriers en gros, aubergines, escargots, feuilles de klawla, etc… Ensuite, ce sont les voyages sur différents pays pour l’achat de marchandises qu’elle revendait à Abidjan. Notre brave maman, nous confie que ‘‘ c’était fatiguant et je ne pouvais pas prier à l’heure parce que je me ravitaillais dans les petits villages et j’empruntais le train’’. Bien que ce commerce la mettait à l’abri du manque de condiment pour la cuisine, il perturbait la pratique religieuse de notre mémé parce qu’elle nous dit ‘‘ à l’arrivée du train, tu es obligée d’arrêter la prière pour ne pas le manquer donc quand j’ai pu réunir un fond je me suis tourné vers la vente de l’huile rouge’’. Mais cette autre activité n’est pas sans difficulté également et le plus gros problème que Mme Sidibé rencontre, est l’achat de ses marchandises à crédit. Aussi, vu son âge avancé, le déplacement chaque semaine n’est pas sans conséquence sur sa santé. C’est sans compter sur le nombre de personnes qui se sont érigées en revendeur de l’huile de palme, saturant ainsi le marché et imputant sur la fluctuation des prix. C’est d’un ton vraiment triste qu’elle nous dit ‘‘ j’ai envie d’arrêter le commerce parce que je me sens fatiguée, mais mes enfants ne sont pas encore indépendant financièrement et leur père n’est plus, c’est ce qui me motive à continuer, sinon j’ai envie de me consacrer à l’adoration de Dieu’’. Mais, elle ne manque pas d’inciter les femmes à avoir une activité lucrative. Ses conseils aux femmes se résume en ces termes, ‘‘ je demande aux femmes de ne pas rester inactives parce qu’il y’a des hommes bien que nantis, ne font pas leur devoir. Alors, si toi femme tu arrives à être indépendante financièrement, tu peux survenir à tes besoins et ceux de tes enfants. Et il ne faudrait surtout pas tenir compte du comportement irresponsable des hommes, il faut le faire à cause des enfants et de Dieu. Toutes les femmes doivent se débrouiller cela évite également les petites histoires dans le couple’’.

sidibé ramatou cel: 08 65 34 62