À Barcelone, Pep Guardiola a choisi de parler quand beaucoup se taisent. Jeudi soir, lors d’un concert caritatif en soutien à la Palestine, l’entraîneur de Manchester City est monté sur scène et a ouvert son intervention par un sobre mais puissant « Salam alaykoum ». Un mot qui a immédiatement donné le ton : celui de l’humanité, de la dignité et de la solidarité.
Vêtu d’un keffieh noir et blanc, Guardiola n’a pas cherché l’effet spectaculaire. Sa voix, grave et posée, a porté un message profondément humain. Devant un public attentif, il a évoqué le sort des enfants de Gaza, ces images insoutenables d’enfants fouillant les décombres à la recherche de leurs parents, symboles d’une tragédie qui frappe les plus vulnérables. Il a dénoncé le sentiment d’abandon, l’indifférence et l’injustice subies par des civils pris au piège de la guerre.
Son discours, bref mais chargé d’émotion, a appelé à ne pas détourner le regard. À ne pas s’habituer à l’horreur. À refuser le silence confortable face à la souffrance humaine. À la fin de son intervention, la salle s’est levée pour une longue ovation, saluant un message aussi courageux que nécessaire.
Dans un monde du football souvent marqué par la prudence et la neutralité, cette prise de position tranche. Elle s’inscrit dans la continuité des engagements passés de Pep Guardiola, fidèle à ses convictions. En abordant publiquement un sujet aussi sensible, il a fait un choix clair : celui de la parole plutôt que du silence, au nom de principes qu’il estime universels.
Oumma avec Islam Info
