Anyama / soutien aux sinistrés de l’éboulement de terrain : La communauté musulmane offre des vivres et 5 125 000 francs Cfa

Suite à l’éboulement de terrain dans la commune d’Anyama, les actions de solidarité fusent de partout pour consoler les victimes. Après l’apport du gouvernement à travers le ministère de la solidarité, la communauté musulmane, sous l’égide du Conseil Supérieur des Imams et des affaires Islamiques a fait un don de vivres et non-vivres. Ces dons ont été remis le dimanche 05 Juillet 2020 à la grande mosquée d’Anyama.

Ce don est composé de plus de cent trente (130) sacs de riz, huit (08) sacs de sucre, des cartons de bidon d’huile, deux cartons de pâtes alimentaires, quatre (04) cartons de laits, onze (11) carton de savon, des colis de vêtements, quarante (40) nattes, huit (08) tapis de prière, soixante (60) assiettes en plastique, vingt-cinq (25) seaux en plastique et deux cents quarante (240) gobelets ainsi qu’une enveloppe de cinq millions cent vingt-cinq mille francs (5 125 000 francs Cfa). Un don qui a été possible grâce aux contributions du COSIM, l’Association des Musulmans Sunnite de Côte d’Ivoire et plusieurs Ong Islamiques opérant dans le domaine du social en Côte d’Ivoire. « Ces dons répondent à logique des enseignements du Prophète Mohamed qui nous recommande de faire le bien. Surtout lorsque des frères et sœurs sont éprouvés, nous devons voler à leur séjour. », Indique Imam Ousmane Diakité, secrétaire exécutif du Cosim et chef de délégation. Au nom du Cheick Aïma Traoré Mamadou, l’émissaire du COSIM a saisi l’occasion pour inviter la population à quitter les zones à risque. On écoute l’imam Ousmane Diakité, chef de délégation du COSIM. « Le Cheick Aïma nous a donné un message fort. Ce message est que lorsqu’on désigne un endroit comme une zone à risque, il ne faut pas y habiter avec ta famille. Si vous le faite, les conséquences sont ce que nous constatons actuellement, il exhorte donc l’ensemble des populations à être respectueux des normes d’urbanisme. C’est-à-dire lorsque les autorités mettent un caniveau, il ne faut pas choisir cet endroit pour y construire ta maison» ajoute-t-il. Imam Ousmane Diakité, n’a pas manqué de montrer son admiration pour les responsables de l’église catholique d’Anyama qui ont accueilli une partie des sinistrés sans distinction de religion. Un acte qui favorise la cohésion sociale. « C’est un exemple de ce que nous, musulmans souhaitons. La religion doit être une aiguille pour coudre la société et non une lame pour la fendre » se réjouit le secrétaire exécutif du COSIM. Rappelons que l’éboulement de terrain à Anyama a affecté sept cents trente-trois (733) personnes dont dix-sept (17) décès et plusieurs blessés.

Abou Soufyane