Un fait divers bouleversant qui rappelle la noblesse du service parental en Islam.
Dans une époque où les tribunaux sont souvent saisis de conflits familiaux douloureux, une affaire survenue récemment en Arabie Saoudite a profondément ému magistrats, témoins et internautes. Une histoire rare, lumineuse, qui met en lumière la piété filiale et l’attachement profond que l’Islam voue au service des parents.
Une affaire… pas comme les autres
Deux frères, tous deux adultes et responsables, ont saisi le tribunal local. Mais contrairement aux litiges habituels, ils ne venaient pas réclamer un héritage, contester une décision ou se décharger d’une obligation familiale.
Non : ils venaient se disputer… le droit d’héberger et de s’occuper de leur mère âgée.
Chacun affirmait être le plus apte à la servir. Chacun insistait pour qu’elle vive sous son toit. Et surtout, chacun refusait catégoriquement que l’autre soit « privé » de cette récompense spirituelle et affective.
Une situation si inattendue que le juge, perplexe, a décidé de convoquer la mère elle-même.
Un moment chargé d’émotion
À l’audience, la scène a bouleversé les personnes présentes. Car il ne s’agissait pas d’une mère sans soutien, mais d’une mère « disputée » par ses enfants — non pas par intérêt matériel, mais par amour et par quête de récompense divine.
Interrogée par le juge sur le fils auprès duquel elle préférait vivre, la mère, visiblement émue, a donné une réponse qui restera dans les mémoires :
« Je ne peux choisir. Ils sont pour moi comme mon œil droit et mon œil gauche.
En choisir un… c’est accepter de perdre l’un de mes yeux. »
Une image d’une force symbolique immense dans la culture arabe et musulmane, qui exprime l’égalité parfaite de son amour maternel.
Un jugement fondé sur les réalités pratiques
Face à cette déclaration poignante, le juge n’a pu s’appuyer que sur des critères objectifs :
- l’âge avancé du fils aîné,
- son état de santé délicat,
- la meilleure capacité matérielle et physique du cadet à assurer les soins quotidiens.
La garde de la mère a donc été confiée au fils le plus jeune, non pas comme une faveur, mais comme une décision visant à garantir le meilleur confort possible à la mère.
Un dénouement inattendu
À l’annonce du verdict, le fils aîné a éclaté en sanglots.
Non par désaccord. Non par colère.
Mais par tristesse… de ne pas être celui qui aura le privilège de servir sa mère chaque jour.
Une réaction qui a encore davantage touché les personnes présentes et donné à cette affaire une portée morale remarquable.
Un rappel puissant des valeurs islamiques
Dans la tradition musulmane, servir ses parents — et en particulier sa mère — est considéré comme l’un des plus grands actes de piété, une voie d’accès privilégiée à la miséricorde divine. Ce fait divers, d’une rare intensité humaine, illustre avec éloquence la profondeur de cet enseignement.
Dans un monde où la famille se fragilise parfois, l’histoire de ces deux frères rappelle que l’amour filial, lorsqu’il est nourri de foi, peut devenir une véritable compétition dans le bien.
DIANE MOUSSA
