Cheick Aïma Ousmane Diakité met en garde contre la haine politique : « Nous devons dire non à la violence »

Lors d’une tournée à Guitri, le Président du COSIM a livré un message fort sur la cohésion sociale et la responsabilité citoyenne à l’approche des élections.

Réunis à Guitri un ville de la Côte-d’Ivoire dans le cadre d’une tournée de sensibilisation sur la cohésion sociale, la non-violence et la paix, les participants ont eu droit à une leçon empreinte de sagesse et de vérité du Président du Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (COSIM), Cheick Aïma Ousmane Diakité.

Dans une atmosphère attentive et fraternelle, le guide religieux a déploré le décalage entre les discours sur le vivre-ensemble et les comportements observés au quotidien.

« Aujourd’hui, le vivre-ensemble est devenu comme une chanson dans nos bouches. Mais quand on regarde le comportement de beaucoup de personnes, on voit que ce n’est pas ce qu’ils disent là, ce n’est pas ce qu’ils pratiquent », a-t-il déclaré d’un ton ferme.

Le Cheick a particulièrement mis en garde contre les dérives politiques qui surgissent à l’approche des échéances électorales, moments souvent marqués par la résurgence des tensions communautaires.

« Bientôt ce seront les élections. Et quand elles approchent, leur maladie se réveille encore. Leur maladie, c’est semer la haine », a-t-il dénoncé, faisant allusion à certains acteurs politiques sans les nommer.

À travers des exemples concrets, il a rappelé que des communautés vivent en harmonie depuis plusieurs générations, avant que des discours manipulateurs ne viennent fragiliser cette coexistence pacifique.

« Des gens qui ont vécu ensemble à Guitri ou à Divo depuis 60 ou 70 ans, on vient leur dire soudainement : “ceux-là ne vous aiment pas, ils veulent vous détruire”. Et parfois, on envoie des personnes commettre des actes la nuit pour accuser une communauté », a-t-il illustré.

Face à ces pratiques dangereuses, le Président du COSIM a lancé un appel vibrant à la responsabilité collective :

« Nous, populations, toutes les populations, devons dire non à la violence dans la politique. »

Par cette mise en garde, Cheick Aïma Ousmane Diakité a rappelé que la paix n’est pas seulement un mot, mais une attitude quotidienne. Son message, au-delà de Guitry, s’adresse à tous les Ivoiriens à l’approche des élections présidentielles de 2025 : préserver la cohésion nationale et refuser la manipulation politique.

 

Ben Mouhamed Soumahoro