Du Ghana au Mali, le 18 janvier dans l’histoire africaine

Le 18 janvier a marqué, à différentes époques, plusieurs tournants majeurs de l’histoire politique, sociale et sécuritaire du continent africain.

En 1896, les troupes britanniques entrent à Kumasi, capitale de l’empire Ashanti, dans l’actuel Ghana, une étape décisive de la conquête coloniale de l’Afrique de l’Ouest.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1941, les forces britanniques lancent une contre-offensive générale contre l’Afrique orientale italienne, englobant l’Éthiopie, la Somalie et l’Érythrée.

Le 18 janvier 1948 marque également le début des cours à l’Université d’Ibadan, au Nigéria, l’une des plus anciennes institutions universitaires modernes d’Afrique subsaharienne.

En Tunisie, le 18 janvier 1952, l’arrestation de Habib Bourguiba et de plusieurs dirigeants du parti Néo-Destour par les autorités coloniales françaises déclenche une insurrection populaire, considérée comme un jalon majeur de la lutte pour l’indépendance du pays.

Sur le plan politique régional, les élections de 1961 à Zanzibar, remportées de justesse par le parti Afro-Shirazi, ouvrent une période de fortes tensions dans l’archipel alors en transition post-coloniale.

En 2001, le président de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, succombe à ses blessures le 18 janvier, deux jours après avoir été atteint par balle lors d’un attentat à Kinshasa.

Le 18 janvier 2002, la Sierra Léone annonce officiellement la fin de sa guerre civile, mettant un terme à plus d’une décennie de conflit armé marqué par de graves violations des droits humains.

Plus récemment, le 18 janvier 2017, un attentat suicide contre un camp militaire du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Gao, dans le nord du Mali, fait des dizaines de morts. L’attaque est revendiquée par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Le 18 janvier est également la date de naissance de plusieurs figures africaines, dont Emeka Anyaoku, ancien secrétaire général du Commonwealth, l’écrivain kényan Binyavanga Wainaina, ou encore le basketteur sénégalais Gorgui Sy Dieng.

APA avec islaminfo