Par la rédaction d’Islam Info
Abidjan, 16 septembre 2025 – Le Forum des Acteurs de la Finance Islamique (FACFI) affiche de grandes ambitions pour l’avenir de la finance islamique en Côte d’Ivoire. Après une première édition réussie en août dernier, l’organisation envisage désormais de bâtir une collaboration solide avec le Club des Hommes d’Affaires Musulmans de Côte d’Ivoire (CHAMCI). Objectif : poser les bases d’une microfinance islamique avant de franchir le cap décisif de la création d’une banque islamique nationale.
De l’idée au projet concret
Le FACFI, créé pour promouvoir la finance islamique, s’est illustré dès sa première édition organisée le 23 août 2025 à l’Auditorium de la Mosquée Salam du Plateau. Plus de 600 participants y ont pris part, confirmant l’intérêt grandissant de la communauté musulmane pour un système financier conforme à ses valeurs.
« Notre mission est claire, » explique Kaba Fodé Bangaly, chargé du contenu et des partenariats du FACFI.
« Nous voulons offrir aux musulmans de Côte d’Ivoire des instruments financiers respectueux de la charia. Avant la grande étape de la banque islamique, nous travaillerons à mettre en place une microfinance islamique, socle sur lequel reposera tout l’édifice. »
Le CHAMCI, partenaire incontournable
Pour relever ce défi, le FACFI mise sur un acteur de poids : le CHAMCI. Réunissant des entrepreneurs et leaders économiques musulmans, ce club joue un rôle central dans le financement et l’entrepreneuriat.
« Qui dit financement dit hommes d’affaires, qui dit entrepreneuriat dit CHAMCI, » poursuit Kaba Fodé Bangaly.
Avec son carnet d’adresses riche, son réseau relationnel puissant et son expérience dans des projets similaires, le CHAMCI représente un partenaire stratégique capable d’accélérer la réalisation du projet.
Le coordonnateur général du FACFI, Dao Madou, abonde dans le même sens :
« Le CHAMCI est déjà avancé sur ce type d’initiative. Ensemble, nous pouvons franchir des étapes décisives vers l’installation d’une véritable banque islamique. C’est une synergie d’expertise, de réseaux et de ressources qui donnera vie à cette ambition collective. »
Un appel à toutes les forces vives
Mais le FACFI sait qu’un tel projet dépasse ses propres moyens. D’où un appel solennel à l’ensemble des acteurs de la société :
•Aux autorités religieuses, pour leurs bénédictions et leur soutien moral ;
•Aux autorités administratives, pour faciliter les démarches institutionnelles ;
•Aux médias, pour porter le message et sensibiliser la population ;
•Aux bailleurs de fonds et acteurs financiers, pour apporter les ressources nécessaires à la concrétisation.
« Ce n’est pas une initiative privée, mais un projet communautaire, » insiste Kaba Fodé Bangaly.
« Nous voulons libérer nos entrepreneurs des prêts usuraires et offrir à la jeunesse musulmane des financements conformes à notre foi. C’est un combat pour toute la communauté. »
Un horizon plein d’espérance
Le FACFI repose sur une équipe multidisciplinaire – docteurs, ingénieurs, entrepreneurs – unis par la conviction que la finance islamique est une alternative viable et nécessaire en Côte d’Ivoire.
« Ensemble, main dans la main avec le CHAMCI et toute la communauté, nous pouvons bâtir un système financier islamique crédible, durable et au service de l’éthique, » conclut Dao Madou.
Un message porteur d’espoir qui résonne déjà comme le début d’une révolution financière et spirituelle pour les musulmans de Côte d’Ivoire.
Diané Moussa
