Fondation Zakat et WAQF : Plus de 8 millions de FCFA distribués à 51 veuves pour soutenir leur autonomie

À travers sa troisième édition : 51 veuves secourues, 1,1 million investi dans un projet de savons « Kabakourou » et une bénéficiaire chrétienne témoigne de sa gratitude

Ce samedi 8 août 2026, au siège de la Fondation Zakat et Waqf, situé au 2 Plateaux Carrefour Duncan, une cérémonie empreinte d’émotion a vu la distribution de 8 millions de francs CFA à des veuves démunies. Entre témoignages poignants, bénédictions et appel aux donateurs, cette troisième édition s’est distinguée par une hausse significative des montants alloués et une ouverture interconfessionnelle saluée par tous.

Dr lamine Bamba avec le responsable ONG

Le Président du Conseil d’Administration de la Fondation Zakat Waqf Dr Bamba Lamine, visiblement ému, a retracé l’évolution de cette initiative : « Nous avons commencé avec 15 veuves avec un million. L’année suivante, 30 veuves pour 5 millions. Aujourd’hui, 51 veuves pour 8 millions ! » Une courbe ascendante qui témoigne de la confiance grandissante des donateurs, mais aussi de la rigueur de gestion de la Fondation.

Cette année, la fondation a innové en diversifiant son approche. Sur plus de 8 millions distribués, 6,9 millions ont été attribués directement aux 51 veuves, tandis qu’1,1 million a été réservé à un projet collectif : la fabrication de savons « Kabakourou », une initiative des veuves visant à leur assurer une autonomie durable. « Il y a des veuves qui ont des projets mais n’ont pas les moyens de les réaliser, a expliqué le PCA. Cette fois, nous leur avons donné cette opportunité. »

Le responsable n’a pas manqué de rendre hommage aux donateurs, véritables piliers de cette chaîne de générosité : « Sans eux, rien de tout cela ne serait possible. Ils nous font confiance, prennent des risques. Le Coran nous dit : « Ô Messager, prends la zakat et fais des bénédictions pour eux. » Aujourd’hui, ce sont les pauvres qui feront des bénédictions pour leurs bienfaiteurs. »

Un appel solennel a été lancé à tous les musulmans en mesure de contribuer : « Chaque année, de nouvelles veuves se présentent. Notre objectif pour l’année prochaine est d’atteindre au moins 100 bénéficiaires. »

Les larmes aux yeux d’une veuve, Bandua Florentine a livré un témoignage qui a bouleversé l’assistance : « Quand je venais ici, j’avais les larmes aux yeux, je pleurais toujours. Mais ils m’ont soulagée aujourd’hui. Grâce à eux, j’ai de quoi nourrir mes enfants. »

Et d’ajouter, la voix tremblante mais ferme : « La religion musulmane est vraiment une religion qui aide, qui aime son prochain. Je l’ai senti aujourd’hui. Cela fait plus de 15 ans que je me suis convertie à l’islam, et c’est le meilleur choix de ma vie. »

Signe fort de l’ouverture de la Fondation, une bénéficiaire chrétienne, Zongo Hélène, a également pris la parole : « Je remercie beaucoup la fondation pour ce qu’elle a fait pour nous. Cette aide va nous permettre d’aboutir à quelque chose. La communauté musulmane nous a permis d’avoir ce don, cela va régler beaucoup de soucis. »

S’adressant à l’ensemble des organisateurs, elle a conclu : « Que Dieu fasse que ça continue toujours. Que Dieu mette la main pour que nos prochains puissent aussi bénéficier de cette aide. Merci à vous tous. »

Dr Arna Konaté avec une bénéficiaire

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance de recueillement et de reconnaissance mutuelle. Pour les 51 veuves présentes, cette somme représente bien plus qu’un secours financier : c’est une reconnaissance de leur dignité et une promesse de lendemains meilleurs.

La Fondation Zakat et Waqf, en alliant rigueur financière et compassion humaine, a prouvé que la zakat n’est pas seulement un pilier de l’islam, mais un vecteur de cohésion sociale et de solidarité interconfessionnelle.

DIANE MOUSSA