Hadj 2026/Al-Baqi : l’émotion des pèlerins ivoiriens au pied des tombes illustres de Médine

Vendredi 08 mai 2026 correspondant au 21 zoul ki’ida 1447H . Médine – Jannat al-Baqi, le cimetière historique de Médine situé à l’est de la Mosquée du Prophète, accueille chaque jour des centaines de pèlerins, dont de nombreux Ivoiriens, venus se recueillir dans ce lieu saint.

Ici reposent plus de 10 000 compagnons (Sahaba), parmi lesquels le calife ousmane ibn afan, le fils du Prophète Ibrahim, ses épouses (les Mères des Croyants), son oncle Abbas, ainsi que des imams d’Ahl al-Bayt comme Ali et Jafar.

Les pèlerins entrent après la prière de l’aube, par la porte proche de Bad Jibril. Ils récitent l’invocation enseignée par le Prophète  : « Que la paix soit sur vous, habitants de ces demeures parmi les croyants et les musulmans. Si Dieu le veut, nous vous rejoindrons. » Aucun culte n’est rendu aux tombes : on y formule des duʿas pour les défunts, dans le silence et le recueillement.

Pour les visiteurs ivoiriens, cette ziyara est un choc spirituel. « Voir où dorment ceux qui ont porté l’islam jusqu’à nous, c’est bouleversant », témoigne Aïcha, pèlerine d’Abidjan. « On pense à nos proches décédés, on prie pour notre propre fin. »

À leurs côtés, M. Sylla, venu de Daloa, ne cachait pas sa joie profonde en foulant cette terre sacrée. « Je me fais un plaisir immense d’être ici, devant ces tombes illustres. C’est une grâce que je n’oublierai jamais », a-t-il confié, le regard tourné vers le cimetière des compagnons. Une ferveur partagée par de nombreux pèlerins, pour qui Al-Baqi reste un face-à-face inoubliable avec l’histoire et la fragilité de la vie.

La visite d’Al-Baqiʿ, sans photo ni bousculade, s’impose comme un temps fort du séjour à Médine : un face-à-face avec l’histoire, la foi et la fragilité de la vie.

 

DIANE MOUSSA