HADJ 2026/ Médine : les pèlerins ivoiriens du vol 1 touchent le Paradis dans la Rawdah, un succès de foi.

Vendredi 08 mai 2026 correspondant au 21 zoul ki’ida à Médine, 425 pèlerins ivoiriens ont vécu une double grâce : prier le vendredi dans la Mosquée du Prophète, puis accéder à la Rawdah, ce Jardin que tant de croyants ne font qu’apercevoir. Un exploit spirituel et logistique signé par des encadreurs et le commissariat du Hajj.

les pèlerins ivoiriens du vol 1 ont remporté la plus belle victoire de sensation. D’abord, ils ont vécu la prière du vendredi sous les dômes verts de la Mosquée du Prophète, une émotion brute partagée avec des dizaines de milliers de fidèles. Puis, contre toute probabilité dans une marée humaine, ils sont rentrés dans la Rawdah. Pas un par effraction. Tous  ensemble. 425 pèlerins en discipline parfaite, canalisées par leurs encadreurs, protégées par le Commissariat du Hadj.

« Nous remercions Dieu d’avoir fait de nous les invités du Prophète, le jour du vendredi, et de nous avoir ouvert le Jardin. C’est inespéré », disait-il M. sidibé en malinqué, la voix brisée d’émotion, comme les 424 autres, a posé le front sur le tapis vert. Il a prié deux rak’ats. « Tout ce que je demande à Allah, c’est de multiplier les récompenses de ceux qui ont organisé cela. Nos encadreurs, le Commissariat, ils ne dorment pas pour nous. Dieu merci, Dieu merci. »

Mme kadidiatou cissé pèlerine, confirme la grâce du vendredi : « La prière du vendredi dans cette mosquée, c’est un rêve de toujours. Et ensuite, entrer dans la Rawdah sans être bousculé, c’était comme si la miséricorde descendait rien que pour nous. Nos encadreurs nous ont appris que l’ordre est une adoration. Aujourd’hui, j’ai compris. »

encadreur DIAKITÉ INZA , ne s’attribue aucun mérite : « La Rawdah, le vendredi, c’est le moment le plus difficile de la semaine. Mais le Commissariat du Hadj a négocié, et nous avons préparé chaque pèlerin comme un soldat de la foi. 425 personnes, pas une qui a bousculé, pas une qui a crié. Les agents saoudiens nous ont facilité. Ce que nos pèlerins déclarent être une chance, nous l’appelons une bénédiction. »

425 pèlerins. Une prière du vendredi inoubliable. Un Jardin foulé. Et une reconnaissance immense envers Dieu et envers ceux qui, dans l’ombre, ont tenu les clés.

DIANE MOUSSA