INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC L’ IMAM KOUASSI WAH HOUPHOUET : L‘ IA DOIT ÊTRE AU SERVICE DE L‘ IMAM, ET NON À SA PLACE

À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la communication, son utilisation dans le champ religieux soulève de nouvelles interrogations. Si l’IA peut aider l’imâm à rechercher des informations, préparer ses enseignements, traduire des contenus ou toucher davantage les jeunes, elle ne saurait se substituer à sa responsabilité humaine et spirituelle. Dans cette interview réalisée le jeudi 24 septembre 2026, l’Imâm KOUASSI WAH HOUPHOUET, Imam principal de la Mosquée Iman Cocody Rivera Abbata, apporte son éclairage sur les possibilités, les limites et les enjeux de l’intelligence artificielle dans la mission de l’imâm. Une réflexion qui invite à penser l’IA comme un outil d’accompagnement du savoir religieux, et non comme un substitut à l’imâm

  1. Comment définissez-vous le rôle de l’imâm dans la communauté musulmane aujourd’hui ?

L’imâm n’est pas seulement celui qui dirige la prière. Il est à la fois guide spirituel, enseignant, éducateur, conseiller, conciliateur et serviteur de la communauté. Le Coran dit : « Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres. » (Coran, 66:6)

L’imâm participe donc à l’éducation religieuse et morale de la communauté.

Allah dit également : « Appelez au sentier de ton Seigneur avec sagesse et bonne exhortation. » (Coran, 16:125)

Le Prophète ﷺ a dit : « Les savants sont les héritiers des prophètes. » (Abû Dâwûd, At-Tirmidhî). L’imâm contemporain doit donc aider les fidèles à comprendre leur religion, mais également à vivre leur foi dans leur famille, leur profession et leur société. Il doit être notamment un acteur de paix, de cohésion sociale, de solidarité et de réconciliation. Dans une société confrontée aux divisions, à la désinformation, aux conflits familiaux, à la pauvreté, aux addictions ou aux tensions communautaires, son rôle ne peut être réduit à la direction de cinq prières quotidiennes.

  1. Quelles sont les principales missions qu’un imâm ne peut pas déléguer à une technologie ?

Certaines fonctions sont profondément humaines et spirituelles.

L’imâm ne peut pas déléguer totalement :

  1. La direction de la prière et de la vie cultuelle communautaire ;
  2. L’accompagnement spirituel des fidèles ;
  3. Le conseil personnel et familial ;
  4. La réconciliation entre les personnes ;
  5. L’écoute des souffrances humaines ;
  6. L’éducation morale et spirituelle ;
  7. La responsabilité religieuse devant Allah ;
  8. L’appréciation des circonstances particulières d’une personne lorsqu’une question religieuse est complexe.

Allah dit : « Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. »

(Coran, 16:43). Et le Prophète ﷺ a dit : « Celui à qui Allah veut du bien, Il lui accorde la compréhension de la religion. » (Al-Bukhârî et Muslim)

L’IA peut fournir de l’information, mais elle ne remplace pas la responsabilité morale, l’expérience, la sagesse et la relation humaine de l’imâm.

 Je tenais à préciser : L’intelligence artificielle constitue une nouvelle étape du développement technologique. En islam, une technologie n’est pas jugée uniquement par son existence, mais par son utilisation, son objectif, ses conséquences et sa conformité aux principes de la Charia. L’Académie internationale du Fiqh islamique, relevant de l’Organisation de la coopération islamique, a adopté en 2025 une résolution consacrée à l’intelligence artificielle. Elle considère en principe son développement et son utilisation comme permis, à condition que son usage soit licite, bénéfique, qu’il évite le préjudice, protège les données et les droits, et respecte l’honnêteté, la documentation et la transparence. Mais cela ne signifie pas que l’IA puisse devenir un mufti, un imam ou un savant. Le secrétaire général de cette Académie, le professeur Koutoub Moustapha Sano, a souligné que l’IA peut accélérer la recherche et rassembler des textes, mais qu’elle ne possède pas les qualifications nécessaires à l’ijtihad indépendant ni la capacité humaine de peser correctement les preuves divergentes.

  1. L’intelligence artificielle peut-elle être utilisée dans la préparation des sermons ou des enseignements ?

Oui, comme outil auxiliaire, avec vérification humaine.

L’IA peut aider l’imâm à :

  • rechercher des thèmes ;
  • organiser un plan ;
  • identifier des versets ;
  • rechercher des hadiths ;
  • comparer des explications ;
  • simplifier un sujet pour les jeunes ;
  • préparer des supports pédagogiques ;
  • traduire ou reformuler un contenu ;
  • proposer des exemples contemporains.

Mais l’imâm doit vérifier les références et le contenu avant de les transmettre.

Le Coran dit : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-la. » (Coran, 49:6). Ce principe de vérification est particulièrement important lorsqu’il s’agit de religion.

Dar al-Iftâ d’Égypte considère également l’IA comme une aide possible à la recherche et à la production de contenu, tout en exigeant que l’utilisateur vérifie les informations et les attribue correctement à leurs sources. L’IA peut donc être l’assistant de l’imâm, mais non son remplaçant.

  1. Dans quels domaines l’IA pourrait-elle faciliter le travail de l’imâm ?

Les possibilités sont nombreuses.

Sur le plan pédagogique

Elle peut aider à préparer :

  • des cours de Coran ;
  • des cours de hadith ;
  • des conférences ;
  • des programmes pour enfants et adolescents ;
  • des questionnaires ;
  • des fiches pédagogiques ;
  • des traductions. Sur le plan administratif

Elle peut aider à :

  • organiser les programmes de la mosquée ;
  • préparer des calendriers ;
  • rédiger des comptes rendus ;
  • organiser des archives ;
  • préparer des communications.

Sur le plan de la communication

Elle peut faciliter :

  • la diffusion des sermons ;
  • les publications numériques ;
  • les podcasts ;
  • les contenus destinés aux jeunes ;
  • la traduction en différentes langues.

Sur le plan de la recherche

Elle peut rapidement rechercher et classer de grandes quantités d’informations.

L’Académie internationale du Fiqh islamique reconnaît précisément que l’IA peut accélérer la recherche, compiler les textes religieux et aider à relier des principes juridiques aux situations nouvelles.

La règle est donc : utiliser la technologie pour augmenter l’efficacité du travail de l’imâm, sans transférer à la machine sa responsabilité religieuse.

  1. L’IA peut-elle contribuer à mieux diffuser les enseignements islamiques auprès des jeunes ?

Oui, considérablement, si elle est utilisée avec discernement.

Les jeunes vivent aujourd’hui dans un environnement numérique. Il serait donc difficile pour la prédication islamique d’ignorer les nouvelles technologies.

Allah dit : «Invite au sentier de ton Seigneur avec sagesse et bonne exhortation.» (Coran, 16:125). La sagesse implique notamment de choisir les moyens appropriés au public.

L’IA peut permettre de produire des contenus adaptés :

  • vidéos éducatives ;
  • résumés de cours ;
  • applications d’apprentissage ;
  • quiz ;
  • traductions ;
  • explications simplifiées ;
  • programmes personnalisés d’apprentissage du Coran.

Mais il faut éviter que le jeune ne devienne dépendant d’un chatbot au détriment du rapport humain avec les parents, l’enseignant, l’imâm et les savants.

La technologie doit rapprocher les jeunes du savoir et de la communauté, et non les en éloigner.

  1. Peut-on faire confiance à une IA pour fournir des réponses à des questions religieuses ?

Il faut distinguer information religieuse et fatwa.

Une IA peut être utilisée pour obtenir une première information ou pour rechercher des références. Mais elle ne doit pas être considérée comme une autorité indépendante capable de délivrer une fatwa. Dar al-Iftâ d’Égypte a explicitement estimé en 2025 qu’il n’était pas permis de se reposer sur les applications d’IA pour obtenir directement une fatwa, notamment parce que la fatwa dépend des circonstances particulières de la personne, du temps, du lieu et des données du cas.

Allah dit : « Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » (Coran, 16:43)

Et le Prophète ﷺ a dit : «Le remède de l’ignorance est la question.» (Abû Dâwûd)

L’IA peut donc répondre à la question : « Où puis-je trouver cette information ? »

Mais pour une question complexe de fiqh, il faut demander : «Quel est le jugement applicable à ma situation précise ? » à un savant qualifié.

  1. Quels sont les risques d’erreurs ou d’interprétations erronées des textes islamiques par l’IA ?

Ils sont nombreux.

Premier risque : l’invention ou l’attribution erronée

Une IA peut présenter comme hadith une parole qui n’est pas authentiquement attribuée au Prophète ﷺ.

Deuxième risque : la mauvaise interprétation

Un verset ou un hadith peut être sorti de son contexte.

Troisième risque : la confusion entre les avis juridiques

Une réponse peut mélanger plusieurs écoles juridiques sans expliquer leurs différences.

Quatrième risque : l’absence de contexte

Une règle générale peut être appliquée à une situation particulière sans examiner les circonstances.

Cinquième risque : les « hallucinations » de l’IA

Une IA peut produire une réponse convaincante dans sa forme mais incorrecte dans son contenu. Le Coran nous enseigne : « Ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. » (Coran, 17:36)

Et : « Et ne dites pas, conformément à vos langues mensongères : “Ceci est licite et ceci est illicite”, pour forger le mensonge contre Allah. » (Coran, 16:116)

Ces principes imposent une grande prudence dans l’utilisation de l’IA pour la religion.

  1. Quelle place doivent occuper le Coran, la Sunna et les sources classiques face aux réponses générées par l’IA ?

Le principe est très clair : Le Coran et la Sunna sont les sources ; l’IA n’est qu’un outil.

L’IA ne doit jamais devenir une source indépendante qui détermine ce qui est halal, haram, obligatoire ou recommandé.

Allah dit : « Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité. Puis, si vous divergez en quoi que ce soit, ramenez-le à Allah et au Messager. » (Coran, 4:59)

Le Coran est donc la référence fondamentale, avec la Sunna authentique et les méthodes reconnues de compréhension et de déduction juridique.

Les ouvrages classiques des savants permettent également de comprendre :

  • le contexte des textes ;
  • la langue arabe ;
  • les circonstances de révélation ;
  • les principes du fiqh ;
  • les objectifs de la Charia ;
  • les divergences entre écoles.

L’IA doit être placée en aval du savoir, jamais au-dessus de lui.

  1. L’IA peut-elle comprendre les dimensions spirituelle, morale et humaine de la mission de l’imâm ?

Elle peut simuler une conversation et produire des réponses adaptées, mais cela ne signifie pas qu’elle possède la conscience spirituelle et la responsabilité morale d’un être humain. La mission de l’imâm implique notamment :

  • la compassion ;
  • la sincérité ;
  • la piété ;
  • l’écoute ;
  • la présence humaine ;
  • l’expérience ;
  • la responsabilité devant Allah ;
  • la capacité à accompagner une personne dans une situation concrète.

Le Prophète ﷺ était un éducateur et un guide humain.

Allah dit : « Certes, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle. » (Coran, 33:21). Le Prophète ﷺ ne transmettait pas seulement des informations. Il éduquait par son comportement, sa patience, sa compassion, ses décisions et sa présence.

Une machine peut reproduire des mots de compassion ; elle ne devient pas pour autant un guide spirituel humain.

  1. Une intelligence artificielle peut-elle être considérée comme une source de savoir religieux ?

Il faut répondre avec nuance.

L’IA peut être un instrument d’accès au savoir religieux, mais elle ne doit pas être considérée comme une source religieuse autonome.

Il existe une différence fondamentale entre :

source du savoir

→ Coran, Sunna et héritage scientifique islamique ;

et

outil de recherche

→ livres numériques, moteurs de recherche, bases de données, logiciels et IA.

L’Académie internationale du Fiqh islamique considère l’IA comme une technologie dont l’usage est en principe permis sous conditions, mais elle insiste sur la nécessité de respecter les normes religieuses, éthiques et juridiques. Le savoir religieux exige aussi des compétences que l’IA ne possède pas en tant que telle : compréhension approfondie des sources, méthodologie du fiqh, connaissance des divergences, contexte et responsabilité de l’ijtihad.

  1. Quel est l’avis des savants concernant l’utilisation de l’IA ?

Les avis contemporains consultés convergent sur un principe important : l’IA peut être utilisée comme outil, mais elle doit rester soumise au contrôle humain et aux règles de la Charia. L’Académie internationale du Fiqh islamique a établi en 2025 que l’utilisation de l’IA est en principe permise lorsque son objectif est licite, qu’elle apporte un bénéfice, évite le préjudice, protège les droits et respecte l’honnêteté et la transparence.

Le professeur Koutoub Moustapha Sano a souligné que l’IA peut aider à la recherche et à la fatwa, mais qu’elle ne possède pas les qualifications de l’ijtihad et ne doit pas remplacer les savants qualifiés. Dar al-Iftâ d’Égypte a également distingué l’utilisation de l’IA comme outil d’assistance de la dépendance à l’IA comme autorité religieuse. Son Mufti a déclaré en 2026 que l’IA peut aider la fatwa, mais ne peut remplacer le mufti ni supprimer le rôle de l’être humain. Cette même institution a également indiqué que l’usage de l’IA pour aider à produire des exemplaires électroniques du Coran ou des récitations artificielles peut être permis lorsqu’il facilite l’apprentissage, sous réserve d’une vérification par des spécialistes compétents.

  1. Quels risques pour les fidèles qui se tourneraient directement vers des chatbots religieux plutôt que vers un imam ou un savant reconnu ?

Le premier risque est de recevoir une réponse incorrecte et de la considérer comme une fatwa. Le deuxième est de perdre la notion de responsabilité religieuse. Le troisième est de ne pas comprendre les divergences entre les savants. Le quatrième est d’appliquer une réponse générale à une situation personnelle complexe.

Le cinquième est de s’enfermer dans une relation individuelle avec la technologie et de négliger la mosquée et la communauté. Le sixième est la propagation rapide d’informations fausses. Le Coran dit : « Si vous ne savez pas, demandez aux gens du rappel. » (Coran, 16:43). Le Prophète ﷺ a également mis en garde contre la transmission inconsidérée des informations religieuses. Le problème n’est donc pas de poser une question à une IA. Le problème commence lorsque la réponse de l’IA est considérée comme automatiquement authentique et juridiquement contraignante.

  1. Quel doit être le rapport entre l’imâm, le fidèle et l’intelligence artificielle ?

Il devrait être fondé sur un principe simple :

L’imâm : le guide humain. Il accompagne, explique, conseille, enseigne, réconcilie et assume la responsabilité religieuse.

Le fidèle : le chercheur et l’apprenant

Il peut utiliser les outils numériques pour apprendre, rechercher et approfondir.

L’IA : l’outil auxiliaire

Elle facilite la recherche, l’organisation, la traduction et la diffusion.

On peut représenter cette relation ainsi :

Allah → Révélation → Savants / sciences islamiques → Imâm et enseignants → Fidèles

L’IA intervient comme outil transversal d’assistance, mais elle ne s’interpose pas entre Allah, la Révélation et les personnes qualifiées chargées de transmettre et d’expliquer le savoir.

L’objectif devrait être de faire de l’IA un pont vers le savoir, et non un substitut au savoir.

  1. Quels dangers peut représenter l’utilisation de l’IA pour répondre aux questions de fiqh ?

Le fiqh est particulièrement sensible parce qu’une réponse juridique peut avoir des conséquences importantes sur la vie d’une personne.

Par exemple :

  • mariage et divorce ;
  • héritage ;
  • finance islamique ;
  • zakat ;
  • contrats ;
  • questions médicales ;
  • droits familiaux ;
  • serments ;
  • affaires communautaires.

Dans ces domaines, il ne suffit pas de connaître une règle générale. Il faut connaître les faits précis du dossier.

Le professeur Koutoub Sano a précisément insisté sur le fait que les fatwas doivent être délivrées par des savants qualifiés connaissant le Coran, la Sunna, les maqâsid, les divergences juridiques et les réalités de la question posée. Il recommande notamment la prudence pour les questions complexes ayant de larges conséquences sociales.

Dar al-Iftâ d’Égypte considère également que l’IA ne possède pas actuellement la souplesse humaine nécessaire pour apprécier toutes les circonstances qui peuvent modifier une fatwa.

Le danger principal est donc de transformer une réponse algorithmique en jugement religieux définitif.

  1. L’IA peut-elle réellement remplacer l’imâm ? Pourquoi ?

Non, l’IA ne peut pas réellement remplacer l’imâm dans sa mission globale.

Elle peut remplacer ou automatiser certaines tâches, mais pas la mission complète de l’imâm. Pourquoi ?

  1. L’imâm exerce une mission humaine et spirituelle

Il accompagne des personnes réelles dans des situations réelles.

  1. L’imâm assume une responsabilité

Lorsqu’il conseille, enseigne ou délivre une orientation religieuse, il engage sa responsabilité scientifique et morale.

  1. L’imâm connaît sa communauté

Il peut connaître l’histoire familiale, le contexte social, les relations et les difficultés particulières des fidèles.

  1. L’imâm possède une relation humaine

Une personne endeuillée, un couple en conflit, un jeune en difficulté ou une famille divisée n’a pas seulement besoin d’une information : elle a besoin d’écoute, de sagesse et d’accompagnement.

  1. L’imâm participe à la vie collective

Il dirige la prière, prononce la khutba, participe à la réconciliation, accompagne les familles et contribue à la cohésion de la communauté.

  1. L’IA n’est pas un mujtahid

L’Académie internationale du Fiqh islamique a explicitement souligné que l’IA ne possède pas les qualifications nécessaires à l’ijtihad indépendant et ne peut pas remplacer les savants humains.

  1. Le Coran établit la nécessité de revenir aux personnes compétentes

« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » (Coran, 16:43).

Nous pouvons retenir que : La véritable question n’est donc pas seulement : « L’IA va-t-elle remplacer l’imâm ? »Mais plutôt : « Comment l’imâm peut-il utiliser l’IA sans perdre l’essence humaine, spirituelle et scientifique de sa mission ? »

La bonne approche est celle d’une complémentarité : L’IA peut aider l’imâm, mais elle ne doit pas devenir l’imâm.Elle peut rechercher, organiser, traduire, résumer, diffuser et faciliter l’accès au savoir.

Mais l’imâm doit continuer à :

  • comprendre ;
  • vérifier ;
  • enseigner ;
  • conseiller ;
  • écouter ;
  • réconcilier ;
  • éduquer ;
  • accompagner ;
  • assumer la responsabilité religieuse.

En définitive, l’IA doit rester un serviteur de la mission religieuse et non devenir son maître. Allah dit : « Et dis : “Seigneur ! Accrois mes connaissances.” » (Coran, 20:114). Cette invocation rappelle que le véritable savoir est une faveur d’Allah et qu’il doit être recherché avec humilité, méthode et responsabilité.

 

Islaminfo

 

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