Journée des droits de l’homme de la CEDEAO : le CNDH plaide pour une santé inclusive et ancrée dans les réalités culturelles

Abidjan, 16 janvier 2026 – Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a marqué, ce vendredi à Abidjan, la Journée des droits de l’homme de la CEDEAO autour du thème : « Promouvoir le droit à l’éducation à la santé et l’opportunité de profiter des pratiques de santé culturelles autochtones ». Une célébration placée sous le signe de l’inclusion, mettant en lumière la nécessité d’un droit à la santé adapté aux réalités socioculturelles des communautés ouest-africaines.

Instituée en 2016 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, cette journée vise à renforcer la promotion des droits de l’homme et de la gouvernance participative, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du développement régional.

Le choix de la date du 16 janvier n’est pas anodin. Il renvoie à la prise de fonction, le 16 janvier 2006, de Ellen Johnson-Sirleaf, Présidente de la République du Liberia, première femme élue à la tête d’un État africain, symbole fort de leadership, d’engagement démocratique et de promotion des droits humains.

Prenant la parole, la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, a souligné que le thème retenu pour cette édition invite à repenser le droit à la santé dans toute sa globalité. Selon elle, ce droit fondamental ne saurait être dissocié de l’accès à une éducation de qualité, inclusive et enracinée dans les réalités locales.

« Le droit à la santé ne se limite pas à la prise en charge de la maladie. Il englobe la prévention, l’information, la sensibilisation aux modes de vie sains et le respect de la dignité humaine », a-t-elle déclaré.

La cérémonie a également mis en avant l’importance de la reconnaissance et de la valorisation des pratiques de santé culturelles autochtones, véritables piliers de l’identité communautaire. Pour de nombreuses populations, ces pratiques constituent souvent le premier recours en matière de soins, soulignant ainsi la nécessité de leur intégration dans les politiques de santé publique.

À travers cette commémoration, le CNDH, en collaboration avec la CEDEAO, réaffirme sa volonté de renforcer la sensibilisation, la mobilisation des pouvoirs publics, de la société civile, ainsi que l’implication active des femmes et des jeunes, afin de faire progresser durablement la culture des droits de l’homme en Afrique de l’Ouest.