Plus de 300 pèlerins des premiers vols 1 et 5 se sont présentés ce mardi à la mosquée SALAM DU PLATEAU pour retirer leurs kits. Moctar DOSSO, conseiller technique du Commissaire au Hadj, salue l’engouement et dévoile les ajustements apportés à l’organisation, à commencer par l’introduction de chariots uniformes.
Abidjan, le 29 avril 2026 – Dans une atmosphère à la fois disciplinée et fervente, le point de distribution des kits de pèlerinage a connu une affluence remarquable ce matin. Venus des vols 1 et 5, 305 pèlerins sur les 425 attendus ont répondu à l’appel, soit un taux de participation supérieur à 70 %. Un score qui réjouit Moctar DOSSO, conseiller technique de l’imam Bachir Ouattara, Commissaire au Hadj, chargé de superviser l’intégralité du dispositif.

« Le message est passé. Vous pouvez le constater avec moi : seul un tiers des pèlerins est resté à la maison, c’est très encourageant », s’est félicité M. DOSSO, visiblement touché par le dévouement des fidèles. L’opération, qui inclut un volet médical obligatoire, a vu les candidats au pèlerinage se soumettre sans réticence aux examens de santé. « Ils ont compris la nécessité de se faire examiner. Les médecins prennent le temps nécessaire : une fois l’état de santé stabilisé, le pèlerin repart serein et peut rassurer ses proches », a-t-il précisé. L’ensemble du processus se déroule « à notre entière satisfaction », a tenu à souligner le conseiller, qui informera sa hiérarchie de ces débuts prometteurs.

L’autre fait marquant de cette édition 2026 réside dans l’abandon définitif des traditionnels sacs en tissu, remplacés par des chariots à roulettes adaptés. Une révolution dictée par l’expérience. « Les pèlerins sont souvent des personnes âgées, déjà courbées. Le sac classique, en plus d’être lourd, se déchirait facilement. Chacun achetait alors son propre chariot : on voyait de tout, des valises disparates, aucune uniformité », a expliqué Moctar DOSSO. « Nous avons donc opté pour un chariot unique, maniable et respectant la limite des 8 kilos. Cela facilite le transport et redonne de l’autonomie aux pèlerins. »

Ce choix logistique a également bouleversé la physionomie de la distribution. Contrairement aux années précédentes, les proches n’ont pas envahi les abords du site. « C’est un changement notable que nous avons souhaité. Avec des sacs difficiles à porter, les familles devaient intervenir. Désormais, le chariot permet au pèlerin de se prendre en charge. Les proches peuvent rester en retrait, c’est plus apaisé », s’est réjoui le responsable.
Au-delà de l’intendance, Moctar DOSSO a adressé un message de réconfort aux futurs voyageurs. « Nous avons plus de dix ans d’expérience dans l’encadrement du convoi. Ils seront bien accueillis à Médine, à La Mecque et lors du repas rituel. Le fardeau du cinquième pilier est très lourd, et nous mesurons pleinement la responsabilité qui est la nôtre. Ce n’est pas comme la prière que chacun accomplit avec l’imam de son choix, ni comme le jeûne du Ramadan : le hadj, c’est nous qui les guidons, pas à pas. C’est le prix à payer pour réussir ce voyage sacré. »

Avant de conclure, le conseiller technique a renouvelé ses vœux aux pèlerins : « Je leur souhaite un excellent pèlerinage dans notre organisation. N’ayez aucune crainte, nous sommes prêts. » Une assurance partagée par les centaines de fidèles qui, leur chariot en main, s’apprêtent désormais à vivre l’un des moments les plus forts de leur foi.
DIANE MOUSSA
