Le décès du Prophète Mouḥammad : un moment d’épreuve et de leçons pour la communauté
Islam Info – La mort du Prophète Mouḥammad (paix et bénédictions sur lui) demeure l’un des événements les plus marquants et les plus douloureux de l’histoire de l’Islam. Ce moment de séparation avec le « maître des gens » a été rapporté avec force détails par ses proches compagnons et épouses, et il recèle de profondes leçons spirituelles pour les musulmans de toutes les époques.
La mort, une vérité inéluctable
Dans le Saint Coran, Allah rappelle à maintes reprises l’inéluctabilité de la mort. Il dit :
« Chaque âme goûtera à la mort, et vous recevrez vos rétributions au Jour de la Résurrection. Celui qui est éloigné du feu et introduit au paradis, voilà le véritable succès. Quant à la vie d’ici-bas, elle n’est qu’une jouissance trompeuse » [Coran 3 :185].
C’est dans ce sens qu’Allah révéla également à Son Prophète élu :
« Tu mourras certes, et eux aussi mourront » [Coran 39 :30].
La dernière maladie du Prophète
La tradition rapporte que la dernière épreuve du Prophète (paix et salut sur lui) fut particulièrement douloureuse. Sa maladie le contraignit à déléguer la direction de la prière à Abou Bakr As-Siddiq (qu’Allah l’agrée), signe de la transmission progressive de l’autorité spirituelle.
Malgré une brève amélioration qui lui permit d’aller jusqu’à la mosquée, soutenu par Al-‘Abbâs, il annonça à ses compagnons l’imminence de son départ :
« Certes, un serviteur à qui Allah a permis de choisir entre la parure du bas-monde et ce qu’Il réserve dans l’au-delà, a choisi ce qu’Il lui réserve dans l’au-delà ».
Les plus clairvoyants, comme Abou Bakr, comprirent que ces paroles annonçaient la fin proche du Messager de Dieu.
La visite de l’Ange de la mort
Dans ses derniers instants, l’ange Jibrîl (Gabriel) vint auprès du Prophète, accompagné de l’Ange de la mort. Ce dernier, avec la permission d’Allah, prit son âme dans la douceur et la miséricorde.
`Aïcha (qu’Allah l’agrée) rapporta qu’elle vit le visage du Prophète rougir et transpirer sous l’intensité des douleurs de la mort, tandis qu’il répétait :
« Ô Allah, aide-moi à supporter les affres de la mort ».
Une communauté bouleversée
La nouvelle du décès du Messager d’Allah fut un choc immense. ‘Oumar Ibn Al-Khattab, dans son émotion, refusa d’y croire. Mais Abou Bakr, fidèle compagnon et homme de raison, s’avança, découvrit le visage de son bien-aimé, l’embrassa et déclara avec fermeté :
« Ô Prophète de Dieu, ô ami, ô compagnon… Allah a dit vrai : ‘Tu mourras certes, et eux aussi mourront’ » [Coran 39 :30].
Ces paroles résonnèrent comme un rappel de la réalité à laquelle nul ne peut échapper.
Une miséricorde éternelle
En dépit de la douleur de la séparation, Allah nous rappelle le rôle universel du Prophète Mouḥammad (paix et salut sur lui) :
« Et Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes » [Coran 21 :107].
Sa vie, ses enseignements et même son départ demeurent une source intarissable de guidance, de consolation et de lumière pour sa communauté.
La mort du Prophète Mouḥammad (paix et salut sur lui) est une épreuve qui nous enseigne la patience, la soumission au décret divin et l’importance de rester fidèles à ses enseignements. Comme il l’a recommandé, les croyants doivent continuer à se soutenir mutuellement, entre émigrants et partisans, et marcher sur le chemin de la vérité qu’il a tracé.
Puisse Allah nous réunir avec lui au Paradis, auprès des prophètes, des véridiques, des martyrs et des pieux.
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