l’Attiéké de Côte d’Ivoire : Nouvelle loi de propriété

Désormais aucun commerçant n’a le droit d’utiliser le nom «attiéké » tant que ce dernier n’a pas été fabriqué en Côte d’Ivoire

Pourquoi cette décision de labelliser le plat ? Parce ce que la production et la commercialisation de l’attiéké, l’un des plats préférés des Ivoiriens, ne cesse de franchir les limites des frontières de la Côte d’Ivoire jusque dans le reste de notre planète en passant par la sous-région. Si bien que la Chine est devenue aujourd’hui la plus grande productrice de l’attiéké, de quoi faire pâlir les Ivoiriens eux-mêmes.

C’est une semoule de manioc pourtant au goût légèrement aigre, servie en accompagnement de poissons frits ou de plats en sauce. Mais cette aigreur n’est pas du tout un problème pour les consommateurs, riches comme pauvres. Ce plat à même réussi à se faire une place sur le menu des plus illustres restaurants.

L’Organisation africaine de propriété intellectuelle (OAPI) vient donc de donner publiquement un certificat au gouvernement ivoirien. Ce certificat vise à enregistrer l’attiéké comme une « marque collective », spécialité du pays. En d’autres termes, tout commerçant voulant se servir de l’appellation “attiéké” en raison de la popularité du plat doit s’assurer que le produit provient DIRECTEMENT de Côte-d’Ivoire. Dans le cas contraire ce sera considéré comme du faux attiéké. Pour le ministre du Commerce Souleymane Diarrassouba « l’attiéké qui sort de la Côte d’Ivoire, c’est ce qui est le produit original, les autres c’est de la photocopie ».

En effet les conditions de fabrication ne sont pas les mêmes. En plus, « Le goût de l’attiéké produit en Côte d’Ivoire n’est pas le même que celui produit dans les autres pays », se souvient le journaliste Ivoirien, Alafé Akili lors de son séjour au Burkina.

Toutes ces dispositions ont pour but d’offrir une reconnaissance officielle de la qualité et de l’origine du produit. Ça va protéger les producteurs Ivoiriens contre la contrefaçon et l’imitation de sorte à renforcer la réputation même de l’attiéké sur les marchés internationaux et d’offrir aux consommateurs la garantie d’acheter le vrai attiéké.

Ces mesures, faut-il le noter, concentrent pour l’heure uniquement le continent africain. Après l’attiéké, ce sera le tour de l’ALLOCO, une autre recette chère aux Ivoiriens connu maintenant dans le monde entier.

Sultan Cissé