Le chef du village de Bocassi (Bongouanou), Nanan Kablan Bilé, a plaidé pour le renforcement des équipements de base, lors d’une visite de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), jeudi 29 janvier 2026.
Selon l’autorité traditionnelle, le développement d’une localité repose sur l’adaptation continue de ses installations à l’évolution démographique. Il a expliqué que même lorsque certains aménagements existent, il est souvent nécessaire de les renforcer, de les multiplier ou de les moderniser afin de répondre aux besoins croissants des habitants.
Le chef a cité en priorité l’accès à l’eau potable. Le château d’eau qui alimente Bocassi, construit dans les années 1980, est aujourd’hui devenu insuffisant face à la croissance de la population et à l’extension de nouveaux quartiers. « La population a doublé, voire triplé. Ce que nous avons ne peut plus desservir tout le monde », a-t-il souligné.
Nanan Kablan Bilé a également insisté sur l’état de la route reliant Bongouanou à Bocassi, longue d’environ quatre kilomètres. Il a rappelé que par le passé, l’état de cette voie obligeait parfois les visiteurs à terminer le trajet à pied, abandonnant leurs véhicules.
Il a salué les actions en cours du député-maire de Bongouanou, Jacob Assougba, qui a intégré Bocassi dans le programme des grosses œuvres, en vue de la réalisation des caniveaux et de la préparation de la route pour un futur bitumage.
Pour l’autorité traditionnelle, le bitumage de Bocassi contribuera à un développement harmonieux de la commune. Il a rappelé que seuls quelques villages, dont Bocassi, Ahorosso et Kayabo, ne bénéficient pas encore de routes goudronnées.
En matière d’éducation, la localité dispose de trois groupes scolaires. Le projet de création d’une école maternelle est également en cours. En attendant la construction de salles définitives.
Il a toutefois souligné la nécessité de renforcer les infrastructures scolaires.
Sur le plan sanitaire, Bocassi bénéficie d’un dispensaire, d’un logement pour l’infirmier et d’une ambulance, grâce à l’appui des autorités. Une maternité a également été construite, mais elle reste partiellement équipée.
Le chef a lancé un appel pour l’achèvement de son équipement et la construction d’un logement pour la sage-femme, condition indispensable à son affectation effective. Faute d’une maternité pleinement fonctionnelle, les femmes enceintes sont encore évacuées vers Bongouanou pour accoucher, une situation jugée préoccupante en cas d’urgence.
AIP avec IslamInfo
La Poste Côte d’Ivoire propose la Boîte postale numérique à 170 FCFA par mois
Le directeur général de la Poste Côte d’Ivoire, Isaac Gnamba-Yao, a dévoilé, lors de la tribune « Tout Savoir Sur » (TSS) du Gouvernement, une réforme tarifaire majeure visant à démocratiser l’accès aux services postaux, à travers la boîte postale numérique pour particuliers au coût annuel de 2 000 FCFA, soit moins de 170 FCFA par mois.
Cette annonce marque une rupture dans l’économie des services publics en Côte d’Ivoire. En fixant un tarif symbolique, l’institution postale entend briser les barrières financières qui excluaient jusqu’ici une frange importante de la population, notamment en zone rurale et dans les secteurs informels.
« Grâce à la Poste, fini les longs déplacements, les files d’attente interminables et les tracasseries qui font perdre du temps et de l’argent », a déclaré M. Gnamba-Yao. Pour le DG, cette « Poste 5.0 » ou concept « Phygital » (physique et digital) transforme le téléphone mobile en un véritable bureau de poste de poche, accessible à toutes les bourses.
Au-delà de l’économie directe sur le prix de l’abonnement, cette mutation vers le « zéro papier » représente un gain de pouvoir d’achat substantiel pour l’usager. En supprimant les frais de transport liés aux déplacements en agence et en optimisant le temps de traitement des dossiers administratifs, la Poste se positionne comme un partenaire de l’épargne des ménages.
Cette boîte postale numérique à bas coût ne se limite pas à la réception de courriers ; elle devient un sésame pour l’inclusion financière. Elle permet aux citoyens à faibles revenus de disposer d’une adresse formelle, condition souvent indispensable pour l’ouverture de comptes bancaires, l’accès au crédit ou la création de micro-entreprises.
Pour le secteur privé, cette massification de l’identité numérique est perçue comme une opportunité. Avec un réseau fiable, étendu et surtout abordable, la Poste Côte d’Ivoire ambitionne de devenir le socle de la « grande Côte d’Ivoire de demain », où la modernité technologique ne laisse aucun citoyen au bord du chemin pour des raisons financières.
AIP avec IslamInfo
