Avec 27 000 fidèles, le rassemblement initié par Cheick Malick Konaté, sous le parrainage d’État de Nialé Kaba, marque une étape sans précédent dans l’expression d’un islam de paix et de cohésion en Côte d’Ivoire.
Abidjan, plateau – L’histoire des grandes manifestations religieuses en Côte d’Ivoire retiendra la date du 25 janvier 2026. La 18ème édition du Giga Maoulid, tenue ce dimanche au stade « Félicia », a transcendé le cadre d’une simple commémoration pour s’imposer comme un phénomène social et spirituel d’une ampleur jamais vue. Les organisateurs, qui avaient annoncé 27 000 fidèles, ont vu leurs prévisions dépassées par une ferveur populaire transformant le stade en une cathédrale humaine, dense, recueillie et unie.
Cet événement, par son échelle monumentale et son retentissement symbolique, établit un nouveau référentiel. Il consolide le leadership spirituel du Cheick Malick Konaté et inscrit le Maoulid ivoirien dans une dimension résolument nationale sous le haut patronage de l’État.
La Ministre d’État, Nialé Kaba, marraine de cette édition historique, en a été la première témoin et la porte-voix officielle. Dans une allocution remarquée, elle a salué bien plus qu’une initiative : « un acte de leadership visionnaire » de la part du Cheick Konaté. « Ce que nous vivons aujourd’hui est exceptionnel. Cette mobilisation, cette ferveur au service du message de paix du Prophète (PSL) et de la cohésion de notre nation, c’est du jamais-vu », a-t-elle affirmé devant l’assistance.
Son discours a habilement lié le spirituel au civique, faisant de cette marée de fidèles un acteur collectif de la stabilité nationale. Cette convergence de 27 000 cœurs et esprits en un même lieu de prière et de fraternité est le plus puissant des messages. C’est une prière vivante, une forteresse spirituelle érigée pour la paix durable de notre pays et pour la réussite des œuvres.
En adressant ses vœux pour le Maouloud, la Ministre Nialé Kaba a scellé cette alliance sacrée entre la foi et la patrie. Cette 18ème édition n’est donc pas une répétition, mais une césure. Elle pose les bases d’une nouvelle tradition où la célébration de la Naissance du Prophète devient, en Côte d’Ivoire, un pilier annuel, attendu et incontournable, de la construction de la paix sociale et du dialogue entre l’État et la communauté musulmane.
DIANE MOUSSA
