Éthique et excellence dans l’administration publique : le RENAMCI réaffirme son engagement
Près de 200 cadres musulmans de l’administration réunis autour des valeurs, de l’intégrité et du refus de la corruption
Samedi le 28 février 2026 À l’occasion de sa rupture collective annuelle à l’hôtel le vaisseau, le Réseau des ENAcs Musulmans de Côte d’Ivoire (RENAMCI) a rassemblé près de 200 cadres de l’administration publique ivoirienne autour du thème central : « Éthique dans l’administration publique ». Une rencontre à la fois spirituelle, professionnelle et stratégique, marquée par des échanges de haut niveau et des appels forts à l’intégrité.
Pour le président du réseau, Ali Sounbounou, par ailleurs trésorier principal de Marcory, cette rupture collective est bien plus qu’un simple moment de fraternité.
« Chaque année, nous réunissons les ENAcs pour partager un moment de convivialité, mais surtout pour promouvoir l’excellence et transmettre des valeurs fortes », souligne-t-il.

Dans cette dynamique, le réseau invite traditionnellement une personnalité reconnue pour son expertise. Pour cette sixième édition, le choix s’est porté sur le préfet hors grade Djakaridja Konaté, secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières et ancien énarque de la 39e promotion, qui a animé une conférence magistrale sur l’éthique dans l’administration publique.
Face à l’engouement croissant, le RENAMCI a dû opter cette année pour un espace plus vaste afin d’accueillir ses membres issus de divers corps : sous-préfets, colonels des douanes, directeurs centraux, chargés d’études et autres hauts cadres.

L’objectif est clair : consolider la cohésion, renforcer l’identité du réseau et promouvoir l’image de fonctionnaires musulmans compétents, intègres et performants.
Dans son intervention, le préfet hors grade Djakaridja Konaté a insisté sur la dimension globale de l’engagement du fonctionnaire musulman.
« On ne peut pas détacher la vie du musulman de celle du fonctionnaire. C’est un tout. Il n’y a pas une vie de musulman d’un côté et une vie professionnelle de l’autre. »
Selon lui, le Ramadan constitue un moment privilégié de ressourcement dans les principes de discipline, de droiture, de justice et de conscience professionnelle. L’énarque musulman doit agir en permanence au service de l’intérêt général, défendre les vertus de l’État et œuvrer pour le bien-être des citoyens.
Au-delà de cette rencontre annuelle, le RENAMCI déploie un ambitieux programme de formation continue. Chaque mois, des sessions sont organisées autour de thématiques stratégiques telles que :
• Le développement personnel
• Le leadership
• Les réformes des finances publiques
• Les marchés publics
• Le renforcement des capacités techniques et administratives
Le mois prochain, le réseau prévoit d’aborder un thème prospectif : « Analyse fiscale 2026 : décryptage et enjeux ».
À travers ces initiatives, le RENAMCI entend former des cadres compétents, capables d’allier performance technique et exigence éthique.

Parmi les participants, Madame Sangaré Adjarra, élève à l’ENA, cycle supérieur, option Trésor, salue une initiative porteuse de sens.
« Cette conférence nous permet de mieux concilier islam et responsabilité professionnelle. »
Elle retient notamment l’appel au partage, à la serviabilité, à l’écoute et à l’intégrité, autant de principes islamiques qui doivent guider l’action du fonctionnaire.
Pour elle, l’intervention du conférencier a permis d’établir un lien concret entre foi et pratique administrative, en rappelant les comportements à éviter et les valeurs à incarner.
Pour l’année 2026, le RENAMCI entend intensifier ses actions de formation, multiplier les cadres d’échanges et approfondir son engagement pour une administration plus performante et plus intègre.
Le message du président Ali Sounbounou est sans équivoque :
« Le RENAMCI, ce sont avant tout des valeurs.
Le RENAMCI, c’est le refus de la corruption.
Le RENAMCI, c’est la transmission des principes de progrès et de transformation pour atteindre l’excellence. »
À travers cette sixième rupture collective, le réseau confirme ainsi sa volonté de bâtir une génération de cadres publics musulmans engagés, conscients de leur responsabilité et déterminés à servir l’État avec loyauté, rigueur et éthique.
DIANE MOUSSA
