L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est associée aux autorités sanitaires sud-africaines pour intensifier la riposte du pays aux maladies tropicales négligées (MTN), en lançant une initiative de renforcement des capacités visant à améliorer le dépistage, le traitement et les programmes d’administration massive de médicaments (AMM).
La collaboration entre l’OMS et l’Afrique du Sud pour le traitement des maladies négligées a été marquée par un atelier de formation intégré de trois jours sur la prise en charge des cas de lèpre et l’administration massive de médicaments (AMM), qui s’est tenu à Tzaneen, dans la province du Limpopo, du 26 au 28 janvier.
L’OMS a déclaré mardi que cette initiative soutient les efforts déployés par l’Afrique du Sud pour se conformer à la Feuille de route 2021-2030 de l’OMS pour la lutte contre les MTN et à l’objectif de développement durable visant à mettre fin aux épidémies de MTN.
Bien que la lèpre demeure rare en Afrique du Sud, des cas sporadiques continuent d’apparaître, soulignant la nécessité d’une vigilance clinique soutenue et d’une intervention précoce.
Parallèlement, la schistosomiase et les géohelminthiases restent endémiques dans plusieurs provinces, touchant de manière disproportionnée les enfants d’âge scolaire et les communautés défavorisées. Le médecin de l’OMS, Dhruv Pandey, a souligné la nécessité d’un engagement soutenu, notant que l’intégration de
l’administration massive de médicaments (AMM) aux plateformes de santé
existantes est essentielle pour atteindre efficacement les communautés vulnérables.
Le représentant du ministère national de la Santé, Patrick Hlungwani, a insisté sur l’importance de renforcer la surveillance et la coordination multisectorielle pour assurer le succès des activités d’AMM.
Alors que le pays se prépare à intensifier l’AMM grâce aux médicaments donnés par l’OMS, la préparation aux niveaux national et provincial est devenue une priorité.
L’atelier a porté sur l’amélioration des compétences en matière de diagnostic et de prise en charge des cas de lèpre, le renforcement des filières d’orientation, la réduction de la stigmatisation et l’amélioration de la planification opérationnelle pour des campagnes d’AMM sûres et efficaces.
Les participants ont également élaboré des micro-plans provinciaux et de district pour guider la mise en œuvre.
Soixante-dix professionnels de la santé ont participé, dont des cliniciens, des pharmaciens, des spécialistes de la santé environnementale, des gestionnaires de programmes et des représentants des services provinciaux et de district.
L’appui technique a été assuré par des spécialistes de l’OMS, le ministère national de la Santé, des partenaires universitaires, la Mission contre la lèpre Afrique du Sud et l’Institut national des maladies transmissibles.
APA avec islaminfo
