La Présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, Annalena Baerbock, a vigoureusement défendu l’Organisation mercredi à Davos, alors que le président américain Donald Trump a récemment évoqué la création d’un « Conseil de la paix » susceptible de remplacer les Nations Unies.
« L’Onu est non seulement sous pression, mais carrément attaquée », a reconnu Mme Baerbock lors d’une session du Forum économique mondial consacrée à la confiance internationale.
La dirigeante a qualifié la Charte des Nations Unies « d’assurance-vie collective du monde », rappelant que l’Assemblée générale reste « l’organe le plus représentatif du monde » avec ses 193 États membres disposant chacun d’une voix égale.
Face aux critiques, la Présidente de l’Assemblée générale a souligné que les institutions multilatérales subissent « des pressions sans précédent » dans un contexte de multiplication des conflits et d’érosion du droit international. Elle a averti que dans « un monde où la loi du plus fort règne, il n’y a qu’une seule issue possible : le chaos et la guerre. »
Mme Baerbock a appelé à la formation d’une « alliance interrégionale » réunissant dirigeants politiques et économiques pour défendre l’ordre international, insistant sur le fait que « la confiance repose sur des règles. »
Le Secrétaire général António Guterres, absent du forum pour raison de santé, a également réagi sur le réseau X, rappelant que la Charte des Nations Unies constitue « le fondement des relations internationales. »
Il a dénoncé les dirigeants qui « bafouent le droit international », martelant que « la Charte est un pacte qui nous lie tous. Tous les pays doivent s’y conformer pleinement et fidèlement. »
APA avec islaminfo
