L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC), dans le cadre de la lutte contre la criminalité économique et financière, a organisé, samedi 7 février 2026, sa première vente aux enchères de l’année, à travers 85 véhicules et 1 241 bouteilles de gaz butane, saisis dans le cadre de procédures judiciaires et cédés au plus offrant.
Ces biens étaient liés à des infractions variées, notamment l’exploitation illégale de substances minérales, la fraude, l’escroquerie et le blanchiment de capitaux. Parmi les véhicules vendus figuraient 80 taxis, deux minicars, un utilitaire et deux pick-ups. Les bouteilles de gaz comprenaient 29 unités de type B12 et 1 212 unités de type B6, selon la note d’information parvenue dimanche à l’AIP.
Plus de 250 adjudicataires, venus d’Abidjan et de plusieurs régions du pays, ont participé à cette vente, conduite par le commissaire de justice, Kouamé Ané Jean Bruce. L’opération a duré près de cinq heures, témoignant de l’engouement du public pour ce type de procédure transparente.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la criminalité économique et financière, qui repose sur la dépossession des auteurs d’infractions du produit de leurs activités illicites. « Nul ne doit tirer profit de son délit », rappelle l’AGRAC, en précisant que le produit de la vente est conservé sur un compte du Trésor public, jusqu’à l’issue définitive des procédures judiciaires.
Créée pour renforcer le dispositif national de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, l’AGRAC est habilitée à saisir, gérer et vendre les biens meubles saisis lorsque ceux-ci ne sont plus nécessaires à l’instruction. Ces ventes permettent non seulement de récupérer la valeur économique des biens, mais aussi de frapper concrètement les auteurs d’infractions là où cela compte.
AIP avec IslamInfo