Le gouvernement espagnol a mis fin officiellement aux fonctions de l’ambassadrice d’Espagne en Israël, qui avait déjà été rappelée à Madrid depuis septembre 2025 sur fond de tensions entre les deux pays, selon un décret royal publié mercredi au Journal officiel.
Le gouvernement espagnol de gauche est l’une des voix européennes les plus critiques envers le gouvernement de Benjamin Netanyahu depuis les représailles menées contre la bande de Gaza en réponse à l’attaque du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023.
Mettant fin aux fonctions de l’ambassadrice en Israël, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a également affiché fermement ces derniers jours son opposition aux frappes américano-israéliennes menées contre l’Iran.
« Sur proposition du ministère des Affaires étrangères (…), j’en viens à la décision de mettre fin aux fonctions de Mme Ana María Sálomon Pérez en tant qu’ambassadrice d’Espagne auprès de l’Etat d’Israël, en la remerciant pour services rendus », souligne le roi Felipe VI dans ce décret signé à la date de mardi 10 mars.
En septembre 2025, le gouvernement de Pedro Sanchez avait rappelé la diplomate à Madrid, où elle se trouvait depuis, à la suite d’échanges houleux avec Israël, après l’annonce par l’exécutif espagnol de nouvelles mesures visant à « mettre un terme au génocide à Gaza ».
Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar avait alors notamment qualifié Pedro Sánchez d’ « antisémite » et de « menteur », après que le Premier ministre espagnol avait exprimé son « admiration » pour les manifestants pro-palestiniens qui ont perturbé la Vuelta cycliste en Espagne.
Israël, de son côté, n’a plus d’ambassadeur en Espagne depuis la reconnaissance de l’Etat de Palestine par le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez en 2024.
APA avec islaminfo
