La tension monte autour de la mosquée Alif d’Attoban. En dépit des injonctions formelles des autorités gouvernementales, notamment du Ministère de la Construction et de la Mairie de Cocody, Aly Shabraoui aurait repris, ou poursuivi, ses travaux sur le site fortement contesté, provoquant une vive colère au sein de la communauté musulmane.
Cette attitude est perçue comme un défi ouvert à l’autorité de l’État, dans un dossier déjà hautement sensible, marqué par une mobilisation nationale et une suspension officielle des travaux décidée dans l’attente d’éclaircissements sur l’attribution controversée de l’Arrêté de Concession Définitive (ACD).

Face à ce qu’elle considère comme une provocation de trop, la Communauté Musulmane de la Riviera (CMR) durcit le ton. Son président l’Ambassadeur THIAM MOKODOU a décidé de saisir le Cheickoul Aïma Ousmane DIAKITÉ Président du COSIM, plus haute autorité de l’islam en Côte d’Ivoire, afin que celui-ci intervienne pour préserver un lieu de culte historique et éviter une escalade aux conséquences imprévisibles.

L’avocat de la CMR, Me Doumbia Issiaka, est monté au créneau, dénonçant une situation qu’il qualifie de grave entorse à l’autorité de l’État et au respect du droit. Selon la défense de la CMR, la poursuite des travaux en dépit des injonctions officielles pourrait constituer une violation manifeste des décisions administratives, susceptible d’entraîner des conséquences juridiques lourdes.

Cette nouvelle évolution renforce la gravité de l’affaire, qui dépasse désormais le simple litige foncier pour poser la question du respect des décisions publiques, de la protection des lieux de culte et de la préservation de la paix sociale.

Alors que la colère gronde et que la communauté musulmane reste mobilisée, les regards se tournent désormais vers les autorités compétentes, appelées à faire respecter leurs propres décisions et à trancher définitivement un dossier devenu emblématique des dérives possibles de la spéculation foncière.

- La mosquée Alif d’Attoban reste sous haute tension.
- La vigilance demeure totale.
- L’État est désormais face à ses responsabilités.
DIANE MOUSSA
