Le FMI exhorte le Mozambique à adopter rapidement des réformes budgétaires et structurelles, avertissant que déficits persistants, faible croissance et dette élevée menacent la stabilité économique du pays à long terme.
Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé mercredi le Mozambique à mettre en œuvre un ensemble complet de réformes politiques et budgétaires pour consolider sa stabilité macroéconomique. Cet appel intervient au terme des consultations annuelles au titre de l’article IV avec le pays pour 2025.
Malgré une faible inflation, des réserves de change suffisantes et la reprise du projet de gaz naturel liquéfié mené par TotalEnergies, le FMI a souligné que le Mozambique reste exposé à des vulnérabilités importantes liées aux déséquilibres internes et externes, à une croissance modeste, à une dette publique élevée, à des problèmes de sécurité, à des fragilités institutionnelles et aux chocs climatiques.
L’économie mozambicaine peine à se remettre de la contraction de fin 2024. Les secteurs non miniers continuent de croître à un rythme d’environ 2% par an, reflétant la faiblesse du crédit et l’insuffisance des investissements privés. Les déficits budgétaires persistants, largement financés par les banques nationales, fragilisent le système financier, tandis que le financement extérieur reste négatif.
Le FMI recommande aux autorités de maîtriser la masse salariale, d’élargir l’assiette fiscale, de renforcer la gestion des finances publiques et de traiter les risques liés aux entreprises publiques et au système de retraite. L’institution a également insisté sur l’urgence de rétablir la viabilité de la dette et de restaurer la confiance du public, malgré le potentiel du secteur du GNL dont la production commerciale ne débutera qu’en 2030.
Le FMI a salué la sortie du Mozambique de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et la création d’un fonds souverain, mais avertit que, d’ici au lancement du GNL, le pays pourrait faire face à de forts déficits de la balance des paiements courants, liés aux importations et aux obligations de la dette extérieure.
APA avec islaminfo
