MUDJ : La 2e edition de la journée du droit civil ivoirien : la succession du droit a été évoquée

La Mutuelle pour l’Universalisation du Droit et de la Justice (MUDJ) a organisé, ce samedi 21 février 2026, à Cocody, au siège du conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la deuxième édition de la Journée du Droit civil ivoirien.

Placée sous le thème central « La succession en droit ivoirien », cette rencontre visait à éclairer l’opinion publique sur une question juridique sensible et d’actualité.

Une problématique au cœur des réalités sociales ivoiriennes

Dans un contexte marqué par l’évolution des structures familiales. Certaines situations deviennent très visibles et urgentes dans la société, on ne peut plus les ignorer : le refus de succession, la part du conjoint survivant, les droits des enfants nés hors mariage ou encore les litiges successoraux fréquents.

La question des Droits successoraux demeure ainsi source d’incompréhensions, voire de conflits familiaux.

À travers cette conférence, la MUDJ souhaite vulgariser les dispositions du Droit civil ivoirien relatives à la filiation et à la succession, afin de promouvoir une meilleure compréhension des droits et obligations de chacun.

Des expertes du Barreau pour décrypter le Droit

La communication principale a été assurée par plusieurs figures du monde juridique.

Monsieur GNAHORE Enock, juriste et doctorant en droit, a ouvert les débats avec le premier sous-thème : « Peut-on refuser de succéder ? »

Le deuxième sous-thème, « Les enfants nés hors mariage peuvent-ils bénéficier de la succession ? », a été développé par Maître Simone Assa AKHO avocate au Barreau de Côte d’Ivoire.

Maître Annick YABLE également avocate au Barreau de Côte d’Ivoire, est intervenue sur « La part du conjoint survivant : entre cadre juridique et réalités sociales ».

Enfin, le dernier sous-thème, « Les litiges successoraux en Côte d’Ivoire : causes, impacts et voies de règlement », a été détaillé par Maître Jeanine N’DONGUE , avocate au Barreau du Cameroun.

Ces experts ont notamment apporté des éclairages sur :
• Les conditions de reconnaissance d’un enfant né hors mariage ;
• Les effets juridiques de la filiation légalement établie ;
• Les droits successoraux reconnus par la loi ivoirienne ;
• Les limites et contentieux fréquents en matière d’héritage.

 

Un espace d’échanges et de sensibilisation

Au-delà des exposés juridiques, cette journée s’est voulue un cadre d’échanges entre praticiens du droit, étudiants, journalistes et citoyens intéressés par les questions civiles.

Elle constitue également un espace de sensibilisation destiné à anticiper certaines situations conflictuelles ou désastreuses liées aux successions.

À travers cette initiative, la MUDJ réaffirme son engagement en faveur de l’universalisation du droit et de l’accès à l’information juridique pour tous.

 

Amina TRAORÉ 

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