Ouattara Myerikina Marie, ‘‘ l’anongo mousso’’ qui fait la promotion des produits bio

Ouattara Myerikina Marie Josephe Priscille Epse Kouassi, a la vente dans la peau, comme généralement les braves dames du Nigéria appelées dans le jargon ivoirien, ‘‘nango mousso’’. Mariée et mère de trois enfants, elle fait la commercialisation de produits naturels bio (cosmétiques et alimentaires) made in Côte d’ivoire en priorité mais aussi ceux provenant d’ ailleurs. Ce penchant pour le commerce, elle l’a depuis sa tendre enfance. Déjà à l’école, elle aimait vendre un peu de tout pour ne pas avoir à solliciter ses parents pour tous ses besoins, ‘‘quoi qu’il mettait le nécessaire à notre disposition à mes sœurs et moi, je ne voulais pas toujours les solliciter’’ confiet-elle. Plus tard, elle s’essaye à la vente des sacs fins de série, mais, Ouattara Myerikina a un coup de foudre pour un produit local, bien aimé par la population ivoirienne et de l’étranger, le beurre de karité. Le déclic de se mettre à la vente de ce produit riche, lui vient lors d’une sensibilisation ‘‘J’ai pris plaisir à parler des bienfaits et à valoriser ce produit jusqu’à diversifier les produits’’. Elle se donne pour crédo de faire la promotion de ces produits ‘‘Avec l’ampleur qu’ont pris les produits chimiques “tcha” je dirais que je me suis concentré sur l’infime partie intéressée par les produits’’ dit-elle. Sa politique de sensibilisation sur les bienfaits de ces produits atteignent beaucoup de personnes à sa grande joie, ‘‘une bonne majorité fini pas comprendre que les produits bio sont les meilleurs et contribuent à notre bien-être’’. C’est donc logiquement qu’elle se lance dans sa commercialisation, vu que le boulot qu’elle faisait ne comblait pas ses attentes. De même sa première grossesse, nécessitant un financement supplémentaire dans la famille, elle décide de se lancer à son propre compte. là, naît bébé ‘‘kina Karité’’ avec comme produit le beurre de Karité, beurre de cacao, la poudre de cacao, la pâte d’arachide, l’huile de palme, l’huile de palmiste, le miel, les savons noirs made in Côte d’Ivoire, Nigeria et Maroc, le savon au lait de riz. Après plusieurs tâtonnements, madame Kouassi a finalement pu personnaliser ses produits, ‘‘On dira que c’est maintenant que je me considère comme étant en début d’activité, vu que c’est maintenant que je développe au mieux l’activité avec plus de professionnalisme’’. ‘‘J’ai personnalisés mes produits à travers ma marque kina Karité avec laquelle j’ai fait des étiquettes que j’appose sur tous mes produits conditionnés. Aussi je me suis érigée en grossiste’’ explique-t-elle. Tout semble rose et se passer pour le mieux, mais, comme tout entreprenariat, Myerikina Marie Josephe Priscille a rencontré et est confrontée souvent à des problèmes. Elle explique que ‘’Les difficultés sont relatives au transport donc pour éviter un mauvais traitement du produit j’ai en quelque sorte tissé un partenariat avec les compagnies de transport avec lesquelles je travaille pour un meilleur traitement de mes colis’’. Notre brave femme reconnaît que les difficultés sont inhérentes, riment avec entreprendre, mais, elle ne pense pas baisser les bras pour autant elle ne pense pas baisser les bras pour autant ‘‘ Il aura toujours des obstacles à différents niveaux mais avec la grâce de Dieu et le secours de ma famille tout ira pour le mieux. Je reste motivée par mes enfants à qui je veux assurer un meilleur avenir’’. Mieux, elle voit plus grand à l’avenir ‘‘ma vision, c’est de faire de kina Karité le leader de la vente en gros des produits cosmétiques et alimentaires bio. Avoir un ou plusieurs entrepôts où seront stockées toutes nos marchandises’’. Pour Myerikina Marie Josephe Priscille Epse Kouassi l’entrepreneuriat de la femme Africaine est la meilleure chose qui puisse exister car longtemps sous nos cieux, la femme a été cantonnée au rôle de ménagère, bonne au mariage et au foyer. Et pourtant, elle est le socle de la famille. ‘‘En entreprenant donc, elle pourra épauler son époux face aux charges de la famille’’ conclut-elle. Et pour encourager toutes celles qui font le saut de l’entreprenariat, elle dira ‘‘qui ne risque rien n’a jamais rien. Regardez autour de vous les besoins de votre entourage et choisissez une activité que vous aimez en fonction du besoin, n’abandonnez jamais. Aussi voudrais-je interpeller la gente féminine à entreprendre il y a toujours du travail. On se plaint bien des fois du chômage en disant que le marché de l’emploi est saturé et pourtant nous pouvons chacun à notre niveau créer du travail et générer une plus-value’’.