Pose de la première pierre des travaux d’extension du service pédiatrique du centre des grands brûlés du SAMU: le CHAMCI honore sa promesse

Après le succès de son huitième gala de bienfaisance au cours duquel la somme de 50 millions a été collectée, le Club des Hommes d’Affaires Musulmans en Côte d’Ivoire (CHAMCI) poursuit son action sociale en faveur des enfants victimes de brûlures. Ce jeudi, une étape importante a été franchie avec la cérémonie de la pose de la première pierre des travaux d’extension du service pédiatrique du centre des grands brûlés du SAMU–CHU de Cocody, un projet destiné à améliorer la prise en charge des jeunes patients.

Cette cérémonie symbolique a réuni responsables du SAMU, membres du CHAMCI et invités, tous mobilisés autour d’une même cause : offrir de meilleures conditions de soins aux enfants victimes de brûlures.

Une mobilisation solidaire portée par le gala de bienfaisance

Prenant la parole au nom du président du CHAMCI, le vice-président Honorable Sylla Adama a rappelé l’origine de cette initiative et la mobilisation remarquable des membres du club lors de son dernier dîner gala de bienfaisance.

Selon lui, cette action va bien au-delà d’un simple événement caritatif. Elle traduit une volonté collective d’apporter un soutien concret aux structures de santé et aux populations les plus vulnérables.

 

« Le gala organisé par le CHAMCI a été bien plus qu’un simple événement mondain. Il a incarné la force de notre union et la puissance de notre générosité », a-t-il déclaré.

Grâce à la contribution des membres et partenaires, 50 millions de francs CFA ont pu être mobilisés pour soutenir le projet. Une première étape avait déjà été franchie avec la remise d’un chèque de 10 millions de francs CFA au centre la semaine précédente. À l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre, le CHAMCI a annoncé la remise d’un nouveau chèque de 15 millions de francs CFA afin d’accélérer la réalisation des travaux.

Pour le vice-président du club, cette extension représente bien plus qu’un chantier. « Cette pierre que nous posons aujourd’hui symbolise notre détermination à bâtir un monde où la solidarité et la fraternité triomphent. Elle représente une promesse faite à nos enfants : une promesse de soins, de dignité et de vie », a-t-il souligné.

 

 

 

La réalité difficile des brûlures chez les enfants

Dans son intervention, le Dr Kouamé, responsable du Centre des Grands Brûlés du SAMU, a salué l’engagement du CHAMCI tout en dressant un tableau réaliste de la situation des patients brûlés.

Selon lui, la brûlure constitue l’une des formes de souffrance les plus éprouvantes, tant sur le plan physique que psychologique. Elle marque le début d’un long parcours pour les patients, depuis l’accident jusqu’à la cicatrisation, et parfois bien au-delà en raison des séquelles.

« La brûlure, c’est la souffrance à tous les niveaux, dès l’accident jusqu’à la cicatrisation et parfois toute la vie », a-t-il expliqué.

Chaque année, le centre reçoit environ 1 500 patients, dont près de la moitié sont des enfants. Les enfants de moins de cinq ans représentent à eux seuls environ 600 cas, alors que le service pédiatrique ne dispose actuellement que de quelques lits dédiés.

Face à cette réalité, l’extension de la pédiatrie apparaît comme une nécessité urgente. Le projet prévoit notamment :

  • L’augmentation du nombre de lits pédiatriques,
  • La création de lits de soins intensifs pour les cas les plus graves,
  • La mise en place d’une salle d’isolement pour les enfants infectés afin d’éviter les contaminations.

Cette extension pourrait permettre d’ajouter entre neuf et dix lits supplémentaires, améliorant ainsi significativement la capacité d’accueil et la qualité de prise en charge des jeunes patients.

Le Dr Kouamé a également rappelé que les brûlures représentent une épreuve pour toute la famille, tant sur le plan émotionnel que financier, en raison du coût élevé des traitements.

Un projet suivi avec rigueur technique

Pour sa part, Monsieur Coulibaly Souleymane, trésorier général du CHAMCI, également ingénieur des travaux publics spécialisé dans le bâtiment, a tenu à rassurer les responsables du centre quant à la qualité des travaux à venir.

Il a indiqué que le club veillera personnellement à ce que l’ensemble du projet respecte les normes de construction en vigueur en Côte d’Ivoire, notamment celles définies par le code de la construction et de l’habitat adopté en 2019.

« Notre souci premier est de garantir que le bâtiment soit solide et conforme aux normes techniques », a-t-il affirmé, précisant que les différentes étapes du chantier feront l’objet d’un suivi technique rigoureux, depuis les fondations jusqu’à la réalisation finale.

Un engagement social affirmé

À travers cette initiative, le CHAMCI confirme son engagement en matière de responsabilité sociale. Le club, qui regroupe des entrepreneurs et cadres musulmans de Côte d’Ivoire, multiplie les actions solidaires en faveur de la santé, de l’éducation et du bien-être des populations.

La pose de cette première pierre marque ainsi le début d’un projet porteur d’espoir pour de nombreuses familles et pour les enfants victimes de brûlures qui pourront, à terme, bénéficier d’une prise en charge plus adaptée.

Au-delà de l’acte symbolique, cette cérémonie témoigne surtout de la force de la solidarité lorsque institutions médicales, acteurs économiques et organisations communautaires unissent leurs efforts au service d’une cause humaine.

A.S.A