« Prêts spirituellement, aptes médicalement : les pèlerins ivoiriens sont prêts pour le Hadj 2026. »

Hadj 2026 : la santé des pèlerins sous haute surveillance

Des contrôles médicaux renforcés pour garantir un pèlerinage sans risque.

Mardi 28 avril 2026 à l’esplanade de la mosquée Salam du Plateau, cette interview met en lumière le dispositif sanitaire rigoureux mis en place pour le Hadj 2026. Entre vérification des carnets de vaccination, contrôle des traitements médicaux et réévaluation systématique de l’aptitude des candidats, les autorités ivoiriennes entendent répondre aux exigences saoudiennes tout en assurant la sécurité et le bien-être des pèlerins.

Pouvez-vous nous expliquer concrètement ce que vous vérifiez lors de cette phase de réévaluation médicale des pèlerins ?

Lors de cette étape, nous procédons à un contrôle rigoureux de l’état de santé des pèlerins. Nous vérifions d’abord que leur carnet de vaccination est correctement rempli et à jour. Ensuite, nous nous assurons que les médicaments prescrits lors des consultations précédentes ont effectivement été achetés et sont disponibles.

Par ailleurs, nous évaluons leur état de santé général afin de confirmer leur aptitude à accomplir le pèlerinage. Une fois toutes ces vérifications effectuées et jugées satisfaisantes, les pèlerins sont enregistrés sur le manifeste du vol. Cela atteste qu’ils ont été réévalués et qu’ils sont aptes à poursuivre le processus. Ils peuvent ensuite se rendre auprès des imams pour le retrait de leur kit.

Pourquoi cette réévaluation est-elle particulièrement renforcée cette année ?

Cette mesure s’explique principalement par le délai relativement long entre la première visite médicale — la consultation pré-pèlerinage — et le départ effectif. Durant cet intervalle, l’état de santé de certains pèlerins peut évoluer ou se dégrader.

À cela s’ajoutent les nouvelles exigences des autorités saoudiennes, qui imposent des critères sanitaires beaucoup plus stricts cette année. L’objectif est de garantir un pèlerinage sécurisé et de prévenir tout risque sanitaire.

Il faut également souligner que le non-respect de ces exigences expose le pays à des sanctions. C’est pourquoi nous avons l’obligation de prendre toutes les dispositions nécessaires pour réévaluer les pèlerins à chaque étape du processus.


D’ailleurs, cette phase n’est pas la dernière. Une autre réévaluation est prévue avant le départ, notamment après le regroupement à l’aéroport, afin de s’assurer une fois de plus de l’aptitude des candidats.

Quel message adressez-vous aux pèlerins à l’approche du départ ?

Beaucoup de pèlerins exprimaient des inquiétudes, craignant d’être déclarés inaptes lors de cette réévaluation. Mais ce qui est rassurant, c’est que la grande majorité a su préserver son état de santé, en respectant les consignes qui leur ont été données depuis le début.

À ce jour, nous n’avons pas encore enregistré de cas d’inaptitude parmi les personnes précédemment déclarées aptes. Cela montre que les recommandations ont été suivies avec sérieux.

Le principal conseil que nous leur donnons est de rester calmes, disciplinés et de continuer à respecter scrupuleusement les directives du Commissariat du Hadj. Toutes ces mesures sont prises dans leur propre intérêt.

Un mot de fin en tant que médecin encadrant ?

C’est une véritable satisfaction pour nous. Ces dispositions nous permettront d’avoir des pèlerins en bonne santé, capables d’accomplir leurs rites dans de bonnes conditions.

Nous tenons également à les rassurer : l’équipe médicale sera présente à leurs côtés tout au long du pèlerinage pour assurer leur suivi sanitaire. Ils peuvent donc partir en toute confiance.

 

DIANE MOUSSA