RAMADAN 1441 H : Bilan et perspectives…

Intervenu dans un contexte particulier d’état d’urgence sanitaire lié au Covid-19, le mois de Ramadan 1441H marque à jamais les esprits des musulmans vivants en Côte d’Ivoire. Assurément, au terme de ce moment de pénitence et mérites, les impressions ainsi que les fortunes sont loin d’être identiques pour l’ensemble des musulmans et des jeûneurs. De fait, beaucoup ont regretté de ne pas pouvoir communier dans la ferveur habituelle avec les autres dans les mosquées et autour des ruptures collectives.

Nombreux sont également ceux qui ont profité de cette situation pour célébrer une intimité spirituelle renforcée avec leur Seigneur. A contrario, il y en a qui, comme à leur habitude, se sont contentés de la récompense de la faim et de la soif pendant ce mois béni, à l’exclusion des autres incommensurables mérites réservés au jeûneur sincère. En somme, la situation induite par la lutte contre la Covid-19 n’a pas foncièrement modifié la donne pour les musulmans dans leur appréhension et leur vécu du jeûne.

Ce que la grande majorité semble avoir compris du contexte nouveau est que les réalités d’une année à une autre dépendent de la volonté unique d’Allah et qu’il leur revient simplement de s’y accommoder tout en recherchant toujours à maximiser le profit spirituel. Une telle lecture devrait aboutir à un changement positif de comportement qui, lui-même, est facilité par les nombreuses leçons enseignées par le mois de Ramadan. Toutefois, on ne peut se leurrer à dire que cela est effectif eu égard aux attitudes de désobéissance de certains musulmans enclenchées au cours même du mois et amplifiées à l’annonce de la fin de cette période de haute spiritualité.

Hélas, hélas, hélas… A l’opposé, pour les moments à venir, on devrait plutôt voir des musulmans renouvelés et revigorés en foi qui font du respect des principes divins les plus infimes la boussole de leur conduite et actions de tous les jours. A défaut d’accomplir collectivement les activités cultuelles en raison de la Covid-19, les actes individuels d’adoration devraient se multiplier et s’affermir, afin de rapprocher le musulman de Son créateur.

Les actions de solidarité en faveur des plus démunis devraient continuer en s’amplifiant en dehors du mois de Ramadan. Bref, le musulman qui a sincèrement vécu le mois de Ramadan doit simplement être la meilleure créature sur terre, en pensée, en acte et surtout en dévotion. Il matérialise cela déjà par le jeûne tant méritoire des six (6) jours de Chawwal. Allah accepte nos adorations et nous accorde davantage de Ramadan dans la foi, la santé, la paix, la prospérité !