Solidarité, générosité et engagement communautaire. Fidèle à sa tradition de partage pendant le mois béni de Ramadan, l’Association des Femmes de Valeur de Côte d’Ivoire (AFVCI) a procédé au lancement officiel de sa sixième édition de dons en faveur des veuves, orphelins et personnes vulnérables.
Cette année, c’est le quartier d’Anyama qui a accueilli la cérémonie officielle. Sur recommandation d’une membre résidant dans la zone, l’ONG a choisi d’y poser ses valises après avoir sillonné, les années précédentes, plusieurs communes d’Abidjan telles que Cocody, Port-Bouët et Williamsville.
Au total, plus de 70 kits alimentaires ont été distribués. Chaque kit comprend :
- un sac de riz de 5 kg
- un sac de sucre de 5 kg
- deux paquets de pâtes alimentaires
- une boîte de lait Bonnet Bleu
- deux bouteilles d’huile
Un geste simple, mais vital pour de nombreuses familles.

Depuis six ans, l’Association des Femmes de Valeur de Côte d’Ivoire perpétue cette action sociale durant le Ramadan. Grâce à l’appui constant de partenaires et de bienfaiteurs, l’organisation parvient chaque année à élargir son champ d’intervention.
« Alhamdoulilah, nous avons toujours des partenaires qui nous assistent pour la bonne marche de nos dons. Nous ne pouvons que dire merci à Allah pour la santé et la longévité qu’Il nous accorde afin de continuer à aider nos parents qui en ont réellement besoin », confie la Présidente de l’association Mme KONÉ né CISSÉ SARAN.

Pour cette édition, cinq communes sont prévues au programme : Anyama, Yopougon, Williamsville, Port-Bouët et Abobo. Si, pour l’instant, l’action reste concentrée dans le district d’Abidjan, l’ONG ambitionne d’étendre ses activités à l’intérieur du pays dans les années à venir.
Malgré ses six années d’existence, l’association se considère encore en phase de croissance.
« Nous n’avons même pas encore dix ans. Nous sommes encore comme des bébés qui font leurs premiers pas. Mais nous voulons faire plus, aller plus loin, élargir notre vision et toucher davantage de personnes », explique la présidente.

Un appel est d’ailleurs lancé aux partenaires et bonnes volontés afin de soutenir durablement les actions de l’ONG.

Du côté des bénéficiaires, l’émotion est palpable. Pour beaucoup de femmes présentes, ce don représente bien plus qu’un simple kit alimentaire.
« Il y a des femmes ici qui ne peuvent même pas s’offrir un kilo de sucre pour la rupture du jeûne. Ce geste vient soulager énormément de familles. C’est ce que l’Islam nous demande pendant le mois sacré du Ramadan : faire du bien et être généreux », témoigne l’imam ABOUBACAR KONATÉ de la mosquée sunnite d’Anyama.
Dans un contexte où la précarité touche de nombreuses familles, cette initiative rappelle l’importance de la solidarité communautaire, surtout en période de Ramadan, mois de partage et de compassion.
DIANE MOUSSA
