SGCI : une ex-agente détourne 1,6 milliard FCFA pour son amant et un ami

À Une ex-agente de SGCI a siphonné les comptes de la banque pour alimenter ceux de son amant (196 millions FCFA) et de son ami (127 millions FCFA).

Au cours d’une opération de contrôle, nous avons constaté que l’argent cantonné dans un compte n’était plus le même.
L’agent s’est rendu compte l’argent n’était plus disponible.
Certains agents prenaient les fonds d’une manière frauduleuse.
600 millions FCFA ont ainsi disparu de notre compte de contrôle interne.
Nous sommes à 1,6 milliards FCFA évaporés.
Soit, par des manœuvres de virement par des comptes induits, soit par simulation d’une saisie et l’argent sortait par chèques.
Deux ex-collègues mis en cause.

La prévenue explique comment elle a viré l’argent sur le compte de son compagnon

Il n’était pas au courant.
Son compte était logé dans les livres de la SGCI. J’ai viré les montants ( entre 2 millions et 2,5 millions FCFA), pendant cinq ans.
Quand il m’a interrogée, je ne lui ai pas dit l’origine des fonds.
Il a malgré tout, retiré l’argent.
C’était difficile pour son entreprise. C’était une manière de l’aider.

L’autre bénéficiaire était mon ami. (C’était sur la même période).
Je lui ai demandé son numéro de compte.
Je ne lui ai pas dit non plus l’origine des fonds.
On se partageait l’argent viré. Sur un million, je prenais 70%, il gardait 30%.

le tribunal dépassé par les incantations métaphysiques et religieuses de l’heureux bénéficiaire de l’argent frauduleusement viré

L’homme n’a pas arrêté de justifier son attitude par sa foi en Dieu.
Pour lui, c’est Dieu qui répondait à ses prières et à ses attentes.
Il en portait témoignage même dans sa communauté.
Il sortait avec sa compagne depuis 9 ans. Elle est entrée à la SGCI en qualité de stagiaire puis embauchée.
Son salaire était de l’ordre de 500.000 F. Il explique au tribunal qu’elle n’acceptait pas de recevoir de l’argent de lui. « Partagez-moi cette fois qui vous a amené à croire que Dieu envoie de l’argent aux fidèles », ironise la présidente du tribunal.
« Laissez l’affaire de la foi. Nous ne pouvons pas vous suivre sur le chemin de la métaphysique.
Mais, si vous restez sur cette voie, on prend acte », s’indigne le Procureur de la République.
La présidente du tribunal ne comprend toujours pas comment un ingénieur commercial peut soutenir pareille thèse: « À votre avis, comment Dieu mettait cet argent sur votre compte? En cinq ans, vous n’avez pas pensé à aller voir votre gestionnaire? »
Il comprend qu’il lui sera difficile de convaincre le tribunal et le parquet avec cette ligne de défense. Il lâche alors: « J’ai été naïf… »
« Moi, je ne parlerai pas de naïveté. Je parlerai plutôt de cupidité », relance la présidente du tribunal.

Islam Info