« La Tabaski ne se mesure pas à la taille du mouton, mais à la sincérité du cœur qui l’offre à Allah. » disait Dr Diarra.
Entre sincérité, respect des prescriptions islamiques et choix conforme du bétail, le guide religieux invite les fidèles à vivre l’Aïd el-Kébir dans la foi, l’humilité et la spiritualité.
À l’approche de la fête de la Tabaski, les fidèles musulmans sont appelés à vivre ce moment dans la spiritualité, la sincérité et le respect des prescriptions islamiques. Dans une intervention empreinte de conseils religieux et pratiques, Dr a rappelé les conditions essentielles pour accomplir convenablement le sacrifice rituel de l’Aïd el-Kébir.
D’entrée, le guide religieux a insisté sur la dimension spirituelle de l’immolation. « C’est une adoration », a-t-il affirmé, soulignant que le musulman qui en a les moyens doit accomplir ce sacrifice uniquement pour Allah, loin de toute ostentation ou compétition sociale. Selon lui, la sincérité dans l’intention demeure la première condition de validité de cette adoration.
L’imam a ensuite détaillé les animaux autorisés pour le sacrifice, notamment les ovins, les bovins, les caprins et les chameaux. Il a précisé les âges requis pour chaque espèce : cinq ans pour le chameau, deux ans pour le bœuf, un an pour la chèvre et six mois révolus pour le mouton.
Outre l’âge, l’état physique de l’animal constitue également une exigence fondamentale. Citant les enseignements du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), il a énuméré quatre défauts majeurs rendant la bête invalide pour l’immolation : la cécité évidente, la maladie manifeste, la boiterie et la maigreur excessive.
Le religieux a aussi rappelé que le sacrifice ne peut être effectué qu’après la prière de l’Aïd el-Kébir. Toutefois, les trois jours suivant la fête restent également valables pour ceux qui ne peuvent immoler leur bête le premier jour. « Cela ne signifie pas qu’il faut attendre la baisse des prix », a-t-il averti, encourageant les fidèles ayant les moyens à accomplir ce rite dès le jour de la fête.
Dans son intervention, il a également salué les efforts du gouvernement ivoirien pour faciliter l’accès au bétail à l’occasion de la Tabaski. Il a évoqué l’ouverture de foires et de parcs mobiles dans plusieurs localités afin de permettre aux musulmans de se procurer plus facilement des animaux conformes aux exigences islamiques.
Face aux difficultés économiques de certaines familles, il a rappelé que l’islam propose plusieurs alternatives accessibles. Ainsi, les fidèles peuvent choisir entre moutons, chèvres ou encore s’associer jusqu’à sept personnes pour immoler un bœuf ou un chameau.
En conclusion, le guide religieux a invité les musulmans à accomplir cette adoration avec foi, humilité et reconnaissance envers Allah. « Qu’Allah nous donne les moyens d’accomplir cette adoration convenablement », a-t-il prié
DIANE MOUSSA
