Le milliardaire saoudien سليمان الراجحي raconte : J’étais si pauvre que je n’ai pas pu m’inscrire à une sortie scolaire dont la participation coûtait un seul riyal saoudien (0,23 euros).
Malgré mes pleurs, ma famille ne possédait même pas ce riyal.
La veille de la sortie, j’ai donné une bonne réponse à une question posée par l’enseignant. Il m’a alors donné un riyal en récompense, sous les applaudissements des élèves.
Sans réfléchir, je suis allé en courant voir le responsable de la sortie et j’ai payé ma participation. Mes pleurs se sont transformés en une immense joie qui a duré des mois, voire des années.
Puis j’ai grandi, les jours ont passé, et Allah m’a comblé d’une grande richesse. J’ai alors commencé à faire des œuvres caritatives, en me souvenant de cet enseignant palestinien qui m’avait donné ce riyal.
Je me suis alors demandé : m’a-t-il donné ce riyal par charité ou comme une véritable récompense ?
J’ai décidé de le rechercher, quel qu’en soit le prix, jusqu’à ce qu’Allah me guide vers lui. Je l’ai trouvé dans une situation difficile, sans travail, prêt à quitter le pays.
Je lui ai dit que j’avais une très grande dette envers lui.
Il m’a répondu : « Je n’ai de dette envers personne. »
Je lui ai alors demandé s’il se souvenait d’un élève à qui il avait donné un riyal pour avoir bien répondu à une question. Il a ri et m’a dit :
« Tu m’as cherché pour me rendre un riyal ? »
Je lui ai répondu : « Oui. »
Je l’ai fait monter dans ma voiture, nous sommes arrivés devant une belle villa, puis je lui ai dit :
« Mon professeur, ceci est le remboursement de ta dette : cette maison, cette voiture, un salaire à vie, et un emploi pour ton fils. »
L’enseignant, stupéfait, a dit :
« Mais c’est beaucoup trop. »
Al-Rajhi lui a répondu :
« Crois-moi, la joie que j’ai ressentie grâce à ton riyal à l’époque était bien plus grande que si j’obtenais aujourd’hui dix villas comme celle-ci. Je n’ai jamais oublié cette joie. »
— Extrait des mémoires de سليمان عبدالعزيز الراجحي —
