Côte d’Ivoire : lancement en grande pompe des travaux du quatrième pont d’Abidjan

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Abidjan va être dotée d’un quatrième pont, qui reliera le quartier populaire de Yopougon au Plateau.

D’une longueur d’1,4 km, ce pont doit permettre de désengorger le nord de la capitale économique ivoirienne, en proie à d’incessants embouteillages. Il s’inscrit dans un projet de 7,2 km d’autoroutes urbaines et d’échangeur d’un coût total de 142 milliards de francs CFA (216 millions d’euros).

C’est la société chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) qui a remporté l’appel d’offres. D’après le cahier des charges, elle doit remettre l’ouvrage terminé pour fin août 2020.

70 000 véhicules par jour

Une fois construit, ce pont à péage devrait être emprunté par 70 000 véhicules par jour et ainsi soulager l’autoroute du Nord, seul grand axe du nord d’Abidjan et seul voie d’accès à Yopougon.

Le projet est financé à hauteur de 103 milliards de francs CFA (soit 150 millions d’euros) par la Banque africaine de développement (BAD), sous forme d’un prêt étalé sur 30 ans.

Quelque 30 milliards de francs CFA (47 millions d’euros) sont destinés à indemniser ou reloger les populations de ces zones d’habitation très denses.

« La modernisation est en marche »

Cet ouvrage s’inscrit dans une volonté du gouvernement d’améliorer la circulation dans Abidjan avec la création notamment d’un train urbain, d’un cinquième pont et de plusieurs échangeurs et grands axes, a déclaré le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Ces travaux doivent permettre « l’amélioration des conditions de vie des habitants et des performances du tissu commercial et industriel », a-t-il souligné.

« Ne vous laissez pas abuser par ceux qui disent ‘On ne mange pas goudron, on ne mange pas béton’ », a-t-il lancé estimant que ces investissements permettaient d’améliorer la « compétitivité » des entreprises et de « créer des emplois ».

« La modernisation est en marche sans oublier (…) le social », a conclu le Premier ministre lors de la cérémonie qui a réuni plusieurs milliers de personnes.

Jeune Afrique avec AFP