Naissance, enfance et jeunesse du Prophète (saw)

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mouhammad (SAW), messager de dieu est le dernier Prophète envoyé à l’humanité toute entière. dans l’article qui vous est proposé, il vous est présenté des récits sur la plus noble des créatures.

1) NAISSANCE DU PROPHÈTE (SAW) mouhammad fils d’Abdoullah est né un 12 rabi Awwal, à la mecque dans la famille la plus pieuse et la plus honorable de la péninsule arabe. Sept mois avant sa naissance, son père Abdoullah décéda lors d’un voyage et notre Prophète (saw) devint orphelin de père. ibn Saad a rapporté que la mère de l’envoyé d’Allah (saw) a dit : « Lorsque je l’ai mis au monde, de mon entrejambe a jailli une lumière qui illumina les palais de la Syrie. » Ahmad et Ad-darimi ont rapporté quelque chose de similaire. À la mecque, les gens avaient pour habitude de confier leurs nourrissons aux soins d’une femme de tribu du désert où les enfants grandissaient en plein air plutôt que dans l’atmosphère suffocante de la ville et où ils apprenaient le mode de vie sain des bé- douins.

…LA MÈRE DE L’ENVOYÉ D’ALLAH (SAW) A DIT : « LORSQUE JE L’AI MIS AU MONDE, DE MON ENTRE JAMBE A JAILLI UNE LUMIÈRE QUI ILLUMINA LES PALAIS DE LA SYRIE. »

C’était l’époque où l’on considérait le langage sobre et naturel des gens du désert comme le plus beau modèle de grâce et d’élégance de la langue arabe. en plus du lait d’une bédouine, l’enfant se nourrissait des paroles de cette langue pure utilisée à travers tout le désert. Les gens de la tribu de Bani Sad étaient connus pour l’élégance de leur langue. Halima Sadiya (radiya Allahou anha), qui faisait partie de cette tribu, reçut la responsabilité de prendre sous son aile le précieux bébé. Cette année-là, beaucoup de gens avaient souffert de la famine et la tribu de Bani Sad n’avait pas été épargnée.

C’est pourquoi cette dernière était venue à la mecque, à la recherche de bébés à allaiter ; mais aucune femme n’avait voulu prendre avec elle le messager d’Allah (saw) car nulle n’espérait recevoir une rétribution intéressante pour l’allaitement d’un bébé dont le père était décédé. elles disaient : « Un orphelin ! que me donneront sa mère et son grand-père en retour ? ». Halima (radiya Allahou anha) ressentit un profond désir de le prendre avec elle. et comme elle n’avait point trouvé d’autres bébés, elle retourna le chercher avant de rentrer chez elle. dès qu’elle fut de retour, elle constata très vite à quel point ce bébé était une bénédiction pour son foyer. Ses seins regorgeaient de lait, le pis de sa chamelle était toujours plein et ils vivaient dans un bonheur parfait. La rumeur se répandit parmi les femmes de sa tribu ; elles lui disaient : « Halima, tu as certainement avec toi un enfant béni. ». et elles commencèrent à l’envier. SON ENFANCE Lorsque le bébé eut deux ans, Halima (ra) le sevra, car c’était la coutume de rendre les enfants à leur famille à cet âge. de plus, comme le garçon grandissait plus vite que les autres enfants, il était déjà, à deux ans, très bien développé.

Halima (ra) ramena donc le messager d’Allah (saw) chez sa mère, Amina (ra) ; mais une fois sur place, elle pria cette dernière de lui laisser l’enfant encore quelque temps puisqu’il lui avait apporté tant de bonheur. Amina (ra) accepta et permit à Halima (ra) de retourner chez elle avec mohammed (saw). PURIFICATION DU CŒUR DE MOHAMMED (SAW) C’est au cours de la période où Halima garda mohammed 1, et avant qu’il n’ait accompli sa troisième année, qu’on rapporte un incident très important. Un jour, un frère de lait courut chez ses parents pour les informer, tout effrayé, que des gens vêtus de blancs avaient saisi mohammed (saw) et l’avaient couché à terre pour ensuite lui ouvrir la poitrine. Les parents coururent vers mohammed (saw) et le trouvèrent pâle et les yeux fixés vers le ciel. interrogé, il leur raconta que deux hommes sont venus du ciel, lui avaient ouvert sa poitrine, retiré son cœur, enlevé un caillot noir (la partie appartenant à Satan), et remis le reste après l’avoir lavé avec l’eau (de Zamzam ) dont il sentait encore la fraîcheur.

Après cet évènement, Halima (ra) rapporta mouhammed (saw) à sa mère car elle pensait qu’un mal l’avait atteint. C’est ainsi que s’accomplit l’allaitement du Prophète (saw) chez les Béni Saad, Celui-ci dura 2 ans. Cette durée sera ensuite confirmée par l’islam (Coran, s2v233). Peu de temps après sa mère Amina (ra) décéda alors qu’il n’avait que 6 ans. il fut confié à son grand père Abdel mouttalib (. On rapporte que toutes les fois qu’Abdel-mouttalib s’asseyait sur un tapis dans un conseil municipal pour discuter avec les autres conseillers des questions sérieuses, l’enfant mouhammed (saw) aimait à laisser ses jouets et à venir assister au conseil; il voulait s’asseoir à la première place, à côté de son grand-père. Ses oncles le lui dé- fendaient, mais le grand-père disait toujours: « Laissez-le ; il se croit un grand homme, et j’espère bien qu’il va l’être ; il est si sage ».

(ibn Hichâm p.108 ; Balâdhurî, i, § 143- ibn al-Jauzî, Wafâ, p. 102, 120,130.) Abdel-mouttalib (sws) mourut quelques temps après. finalement, ce sera son oncle paternel, Abou Talib qui le prendra sous sa responsabilité. Lorsque mohammad (saw) fut âgé de 12 ans, son oncle Abou Talib décida de faire un voyage vers la Syrie. Le jeune mohammed (saw) voulut l’accompagner mais Abou Talib refusa à cause des difficultés du voyage. Puis comme il insistait beaucoup, il accepta de l’emmener avec lui. Ce fut son premier voyage vers la Syrie. Ce fut à l’occasion de ce voyage qu’il rencontra un moine nommé « Bahira » qui reconnut en lui les signes distinctifs du Prophète qui avait été prédit dans l’évangile et qui était attendu. il conseilla à Abou Talib de ramener mohammed (saw) rapidement vers makkah et de bien veiller sur lui. mohammed (saw) avait cultivé pendant son enfance et sa jeunesse un certain caractère et une force morale tout à fait différents des autres. il avait de bonnes manières, il était honnête et loyal. Aussi les gens de makkah appelaient « Al-Amine » (Le digne de confiance).